SE FOUTRE LA PAIX

Humeur du moment

 

 

Je ne me souviens pas de mon rêve, mais il devait être quelque peu agité, car je me suis réveillée en sursaut, comme je m’étais endormie, sur le canapé sans même avoir tiré les rideaux… Je me suis fait un café. Que j’ai bu en contemplant la lune dans le carré de la fenêtre. Une pleine lune ronde et lumineuse qui, du haut de son grand ciel noir, semblait veiller tranquille sur cette partie du monde encore endormie. Un monde au quel je ne comprends rien, le plus souvent, ou pas grand chose, du moins. Bref, des pensées mi figue mi raisin, me parcouraient l’esprit, alors que, smartphone en main, je survolais du regard le fil d’actualité Facebook. No comment… J’en étais à mon deuxième café quand je suis arrivée sur Instagram, où là, une image a accroché mon regard sur ce qui devait être l’espace, mais très coloré de rouge, vert, jaune, orange, violet; et tout constellé de petits points lumineux ( des étoiles?) avec écrit dessus: « Appel à être ». D’abord intriguée, je me suis mise à lire le texte en dessous. Il était de Marie*…. Enfin des mots qui me parlaient, pour arriver à cette même conclusion qu’elle, Marie: se foutre la paix.
A dire vrai, et sur toute la ligne,  Marie avait prêché une convertie. Car c’est ni plus ni moins ce à quoi je suis parvenue depuis quelque temps. Je me fous la paix. Une paix royale ! Et ainsi je vis. Purement simplement. Libre, libérée du regard des autres, de l’autre…j’accepte l’idée de ne pas être parfaite (comme tout le monde, en fait). Je m’accepte telle que je suis, avec ma part d’ombre. Pas d’ombre sans lumière. Aussi, ne faut-il pas « avoir encore du chaos en soi pour pouvoir enfanter d’une étoile qui danse » ? ( Nietzsche encore et toujours).
Et puis… et puis – cerise sur le gâteau : aujourd’hui, je-m’en-fous  – et qu’est-ce que ça fait du bien !
D’ailleurs, j’y repense:  aujourd’hui samedi, c’est 3 heures de sortie et 20 kilomètres de chez soi autorisés – yesss, allez musique !

SOlène

PS: merci Marie pour ce partage sur Instagram

🎧

🎼

Jakub Józef Orliński – Handel: Agrippina, Act 1: « Lusinghiera mia speranza » (with Il Pomo d’Oro) »

WHAT ELSE ? 

TIRAGE AU SORT du 15/12: la liste des participants s’allonge ( mise à jour ce matin 28/11) …

– Jean-Louis du blog Toutlopera (ou presque). En d’autres temps
– Régis du blog Maux et cris, Ton baiser
– Alain du blog Bibliofeel, Ton baiser
– Nadia de Facebook, Lune bleue
– Grégory de Facebook, En d’autres temps
– Marceline de Facebook, Délire et fièvre
-Beatrice Facebook, En d’autres temps
-Hélene WP, Insta et WP, Délire et fièvre
– Domy No, Lune bleue
– Marie, En d’autres temps
– Pipelette liseuse, En d’autres temps
– Antonio Facebook, En d’autres temps
– Ugetse WP, Insta, Ton baiser
-Swanaelle facebook et WP, ton baiser
– Geneviève Facebook, Insta et WP, Ton baiser
– Angelina ( famille) Instagram, Ton baiser
– Charef Worpress, Ton baiser
– Yann Facebook et WP, Ton baiser
– Steph’ ( amie real life) Insta et FB, Délire et fièvre
– André ( alias Pitou) Facebook, Lune bleue
– Chrys (amie) Facebook, A préciser
– Corinne WordPress, Ton baiser
– PatiVore Wirdpress, Délire et fièvre

MERCI à vous tous d’avoir voté. Les autres, pas de panique: vous avez jusqu’au 14/12 pour nous dire quel est votre poème préféré parmi les 4 proposés  ICI* (clic)

Bon week-end à vous tous !

 

 

PARCE QUE….

Humeur du moment

Parce que j’ai trop d’amour
Tu viens voler mes nuits du fond de mon sommeil
Et fais pleurer mes jours

… Une chanson, c’est bien souvent tout un poème !…

🎧

Le 26/11/2920: Elodie Frégé au chant et André Manoukian au piano, l’harmonie parfaite de ce duo qui nous offre une sublime reprise de Charles Aznavour, “Parce que”, en live dans #6ALaMaison

🎼

Parce que t’as les yeux bleus
Que tes cheveux s’amusent à défier le soleil
Par leur éclat de feu
Parce que tu as vingt ans
Que tu croques la vie, comme à un fruit vermeil
Que l’on cueille en riant
Tu te crois tout permis
Et n’en fais qu’à ta tête
Désolée un instant, prête à recommencer
Tu joues avec mon cœur, comme une enfant gâtée
Qui réclame un joujou pour le réduire en miettes

[Couplet 2]
Parce que j’ai trop d’amour
Tu viens voler mes nuits du fond de mon sommeil
Et fais pleurer mes jours
Mais prends garde, chérie, je ne réponds de rien
Si ma raison s’égare, et si je perds patience
Je peux d’un trait rayer nos cœurs d’une existence
Dont tu es le seul but, elle l’unique lien

[Couplet 3]
Parce que je n’ai que toi
Mon cœur est mon seul maître et maître de mon cœur
L’amour nous fait la loi
Parce que tu vis en moi
Et que rien ne remplace les instants de bonheur
Que je prends dans tes bras
Je ne me soucierais, ni de Dieu ni des hommes
Je suis prêt à mourir si tu mourrais un jour

[Couplet 4]
Car la mort n’est qu’un jeu, comparée à l’amour
Et la vie n’est plus rien sans l’amour qu’elle nous donne
Parce que je suis au seuil
D’un amour éternel je voudrais que mon cœur
N’en porte pas le deuil
Parce que, parce que…

WHAT ELSE ?

TIRAGE AU SORT du 15/12: la liste des participants s’allonge….

⬇️

– Jean-Louis du blog Toutlopera (ou presque). En d’autres temps
– Régis du blog Maux et cris, Ton baiser
– Alain du blog Bibliofeel, Ton baiser
– Nadia de Facebook, Lune bleue
– Grégory de Facebook, En d’autres temps
– Marceline de Facebook, Délire et fièvre
-Beatrice Facebook, En d’autres temps
-Hélene WP, Insta et WP, ? pas trace du vote
– Domy No, Lune bleue
– Marie, En d’autres temps
– Pipelette liseuse, En d’autres temps
– Antonio Facebook, En d’autres temps
– Ugetse WP, Insta, les 4 ( bah jusqu’au 14/12 pour choisir)
-Swanaelle facebook et WP, ton baiser
– Geneviève Facebook, Insta et WP, Ton baiser
– Angelina ( famille) Instagram, Ton baiser
– Charef Worpress, Ton baiser
– Yann Facebook et WP, Ton baiser
– Steph’ (amie real life) Insta, FB, Delire et fièvre
– Chrys ( amie) Facebook, ? ( pas trace du vote)
– André (alias Pitou) Facebook, Lune bleue
-LydiaB WordPress, Lune bleue

MERCI à vous tous d’avoir voté. Les autres, pas de panique: vous avez jusqu’au 14/12 pour nous dire quel est votre poème préféré parmi les 4 proposés.

CLIC  ICI*

ADDIO MIO CARO BENE

Humeur du moment

 

🎼..

Clizia
Addio, mio caro bene
Arcane
Addio, dolce mia vita
Arcane
Io parto
Clizia
Or vanne
Arcane e Clizia
Addio
Arcane
Parto ma parto in pene
Che teco resta ognor
Questo mio cor.
Clizia
Breve sia la partita
Poi farò pago allor
Il tuo desio.

🎧

 

j’ai fait une assez longue descente au Néant
pour pouvoir parler avec certitude.
Il n’y a que la Beauté
– et elle n’a qu’une expression parfaite,
la poésie
Stéphane Mallarmé

Jeudi 26 novembre 2020

Peu importe le temps qu’il fait dehors. Tous ces petits matins de novembre se suivent et se ressemblent finalement: café; musique ( la grande et belle musique s’entend) et poésie. La poésie, soit je l’écris, soit je la lis. Ou même encore, je la vis tout simplement. Mais en tout cas  toujours intensément. La poésie, c’est dans l’instant présent; les secondes sereines qui s’écoulent avec lenteur; c’est l’odeur de pur arabica du café que j’entends couler; celle familière des effluves de bois de santal et des notes vanillées de mon parfum, Gorgio,  que j’aime à respirer, la joue posée sur ma taie d’oreiller. C’est le satin que je caresse du bout des doigts; c’est le soleil qui rentre à demi-mots par les persiennes de la salle à manger, et la coupe de fruits de saison dans le rais de lumière sur le bois ciré… La poésie c’est aussi  mon amour qui me fait monter les larmes, en même temps que les mots qui rayonnent. Et me sentir un être meilleur, réveillant ainsi en moi tous les possibles….Mais,  par dessus tout peut-être, l’émotion suscitée par l’écoute d’une chanson que j’aime; et jusque dans les frissons qui me parcourent corps et âme quand, ce matin, j’entends Adio me caro bene. Tiré de l’opéra Teseo de Georg Friedrich Haendel, il est ici interprété par Jakub Józef Orliński et Natalia Kawałek.Alors pour la beauté des voix….

Enjoy !

SOlène

🌹

PS: ce billet, je l’ai écrit ce matin tôt. Puis enregistré en brouillon. Et carrément oublié. Du coup, plus qu’à vous souhaiter une belle fin d’après-midi  et une bonne soirée.

WHAT ELSE

À  propos du tirage au sort du 15/12, ont voté:

– Jean-Louis du blog Toutlopera (ou presque). En d’autres temps
– Régis du blog Maux et cris, Ton baiser
– Alain du blog Bibliofeel, Ton baiser
– Nadia de Facebook, Lune bleue
– Grégory de Facebook, En d’autres temps
– Marceline de Facebook, Délire et fièvre
-Beatrice Facebook, En d’autres temps
-Hélene WP, Insta et WP, ? pas trace du vote
– Domy No, Lune bleue
– Marie, En d’autres temps
– Pipelette liseuse, En d’autres temps
– Antonio Facebook, En d’autres temps
– Ugetse WP, Insta, les 4 ( bah jusqu’au 14/12 pour choisir)
-Swanaelle facebook et WP, Ton baiser
– Geneviève Facebook, Insta et WP, Ton baiser
– Angelina Instagram, Ton baiser

MERCI aux participants. Les autres, pas de panique: vous avez jusqu’au 14/12 pour voter.

Clic ICI*

Café, musique, poésie…. demandez le programme !

Humeur du moment

Hi Everybody !

⬇️

Dès aujourd’hui 25/11, VOTEZ pour votre poème préféré parmi les 4 qui vous sont proposés ci-dessous, et GAGNEZ un exemplaire dédicacé de mon premier recueil de poésie, pour vous ou à offrir pour Noël. Le tirage au sort aura lieu le 15/12 prochain. Il y aura trois (heureux) gagnants: un sur WordPress, un sur Facebook et un sur Instagram. C’est parti ! Café, musique…. bonne lecture à tous.

🎧

 » La poésie est parole aimante, parole émerveillante, parole enveloppée sur elle-même, pétales d’une voix tout autour d’un silence. Toujours en danger de n’être pas entendue. Toujours au bord du ridicule, comme sont toutes les paroles d’amour. On croit que la poésie est un agencement un peu maniéré de certains mots, une façon obscure de faire tinter un peu d’encre et de songe. Mais ce n’est pas ça. Ce n’est pas ça du tout.  » – Christian Bobin, La merveille et l’obscur (1991)….

⬇️

POÉSIE CONFINÉE 

(Novembre 2020) 

LUNE BLEUE 

Figée dans la fraîcheur sérotinale de novembre, pas un seul instant, tu n’envisageais la fin. Mais lors de ces soirs de grandes solitudes
vient toujours ce moment
où la réalité se superpose aux rêveries derisoires
C’est souvent à l’heure du clair-obscur
quand il ne fait plus vraiment jour
et pas encore nuit
que la lucidité s’impose…

Il te revient alors le souvenir aiguisé de la nuit dernière d’Halloween
à la lueur étincelante d’une pleine lune bleue
et de ta fuite éperdue à travers les venelles engluées de brumes
Il n’y aurait plus d’après, ni de chansons pour tes matins
Non plus de rêves d’amour pour tes nuits
Au mieux des désirs flous pour les crépuscules solitaires
Au pire des cauchemars comme celui qui venait de te sortir du lit
te faisant oublier presque que la vie commence
là où la peur s’arrête
Sorcière ébouriffée, remontée des Enfers
tu savais bien, pourtant
qu’il n’est de chemin que celui qui mène à la lumière
la beauté, la liberté…
Tu as couru, couru, pieds nus dans cette vieille paires de baskets
qui, elles, connaissent le chemin de la plage
Où, là, très haut dans le ciel, la lune semblait t’attendre,
en se reflétant, tranquille, sur l’océan
Comme pour te rappeler
qu’il faut toujours s’élever au dessus des petites choses

L’heure est peut-être venue de déposer les armes
et de mettre tes tripes sur la table
Ecrire en lettres de sang, à la sueur de ta peine.
Écrire à coup de couteau remué dans la plaie; Et de hache pour briser cette mer de glace
que l’attente a formée en toi.

SOlène
01/11/2020
(Tous droits réservés)

***

DÉLIRE ET FIÈVRE

Chaud, froid, mal nulle part
mal partout
Je dors je me réveille
Je dors sur les braises
d’un amour presque mort
Je me réveille quand le jour
prend la place de la nuit
Je me réveille sans savoir l’heure qu’il est.
Ni le mois
Je ne sais pas je ne sais plus
Si c’est toujours l’automne
Ou déjà l’hiver
le chagrin qui m’oppresse.
Ou le reste
J’ai le cœur lourd
et le corps qui frissonne
comme les branches du dehors
que le vent déshabille dans le froid
Le corps qui ne sait pas, lui non plus
si il existe encore
Je rêve alors d’une mise en sommeil
d’une durée illimitée
puis qu’on me réveille
quand tout ça sera fini
Sinon je le sais, je vais mourir
non pas de la maladie
mais du manque de toi
dans le lit de nos ébats.

SOlène
04/11/2020
(Tous droits réservés)

*** 

EN D’AUTRES TEMPS

« Cette absence, en d’autres temps, m’aurait fait chanter « Reviens, reviens »….

Essuyée la larme furtive qui a roulé à la lecture de tes mots
je prends mon Pilot pour écrire un nouveau poème
dans lequel, en d’autres temps, c’est certain
il n’aurait été question que de nous
de toi, de moi,
cet amour fou qui n’est plus que souvenirs
Mais où sont passées les lumières qui nous guidaient ?
Que sont devenues les beautés qui avaient fait de notre vie un rêve ?
La nuit tombe à présent de ce côté ci du monde
Enveloppant lentement mais sûrement mon quartier et la ville entière
La Rochelle, ma belle et rebelle repliée sur elle-même
ses rues, ses parcs, son vieux port et ses remparts…
Tous ses commerces et cafés fermés jour et nuit
Et tout alentour plongé dans un profond silence
qui, le soir venu, s’approfondit encore au fur et à mesure
que je sens monter en moi, sinon l’angoisse
le désarroi qui finit toujours par me prendre à la gorge
L’amour et ses lendemains qui déchantent…
Et justement l’incertitude du lendemain
qui pèse sur nos vies comme une menace…
L’imprévisible et l’impermanence, je le sais bien
sont l’essence même de la vie
Ce n’est pas pour autant que je dois laisser
mes pensées me ramener au passé qui n’est plus
Encore moins me conduire vers un futur que j’ignore
Ou même encore un ailleurs improbable.

Alors plus qu’à rester sur le fil de l’instant présent
Instable équilibre à réajuster inlassablement
Regarder le café couler de la machine a expresso…

Et puis écouter en boucle une chanson de circonstance
Laquelle, en d’autres temps, m’aurait fait dire « je t’attends »….

SOlène
15/11/2020
(Tous droits réservés)

***

TON BAISER

Plus de lune ni d’étoiles
Juste un reste de nuit
Et je rêvais…
Je rêvais que je dormais
Je dormais dans un bois
perdue quelque part
dans la lumière du noir
Je rêvais déjà les mots
du poème qu’à présent j’écris
quand j’ai senti tes lèvres
sur les miennes au matin
dans l’espace temps
que le rêve avait transformé
en poussières d’éternité
C’était juste avant, je crois
que ta voix efface le bruit de la pluie
et que ton baiser plus vrai qu’en vrai
ne soit brusquement interrompu
par la première sonnerie du réveil.
Pas d’ailes alors, , ni d’oiseau
mais des battements de cœur
Et sur mes lèvres encore à vif
ton baiser qui prolonge le rêve.
SOlène
24/11/2020
(Tous droits réservés)

By André Conan presqu’île de Crozon….

Résumé: 

Tu sauras que dans chacun de mes mots, dans la mélodie de chaque poème de ce recueil, sur chacune de ces pages si fortement iodées, il n’aura pourtant été question que de toi, cette incroyable coïncidence entre toi et l’amour que je ressens pour toi. L’amour de la vie, l’amour de la mer, l’amour de l’amour qui ne font qu’un… Encore et toujours. Depuis la nuit des temps. Enfin, tu sauras qu’entre toi, ces poèmes écrits pour toi et leurs mots conçus parfois entre les draps froissés, engendrés dans les brumes de ces matins gris au goût sucré salé d’embruns et de café au lait au lit, je n’ai écrit que pour toi, même avant notre première nuit, même dans le temps de ce long et vieux chagrin qui l’a précédée… En tout cas, bien avant que ton entrée en mon âme la pacifie. -SOlène…

WHAT ELSE ? 

Eh bien, à vous de jouer maintenant. Rien de compliqué, il suffit de mettre le titre de votre poème préféré dans un commentaire. 

Très très belle journée de cocooning à tous ! 

SOlène 

 

TON BAISER

Humeur du moment

Plonge au fond du rêve
qu’un slogan ne te submerge
(l’arbre est ses racines
et le vent du vent)
Plonge au fond du rêve de E.E. Cummings

TON BAISER

Plus de lune ni d’étoiles
Juste un reste de nuit
Et je rêvais…
Je rêvais que je dormais
Je dormais dans un bois
perdue quelque part
dans la lumière du noir
Je rêvais déjà les mots
du poème qu’à présent j’écris
quand j’ai senti tes lèvres
sur les miennes au matin
dans l’espace temps
que le rêve avait transformé
en poussières d’éternité
C’était juste avant, je crois
que ta voix efface le bruit de la pluie
et que ton baiser plus vrai qu’en vrai
ne soit brusquement interrompu
par la première sonnerie du réveil.
Pas d’ailes alors, , ni d’oiseau
mais des battements de cœur
Et sur mes lèvres, encore à vif
ton baiser qui prolonge le rêve.


SOlène
24/11/2020
(Tous droits réservés)

Fie-toi à ton cœur
quand s’embrasent les mers
(et ne vis que d’amour
même si le ciel tourne à l’envers)
Plonge au fond du rêve de E.E. Cummings

🎧

La Rusalka de Dvorak est un opéra qui raconte l’histoire d’amour à  sens unique entre cette sorte de petite sirène russe et un prince. 
Alors Rusalka demande à la sorcière Jezibaba de lui donner forme humaine pour qu’elle puisse conquérir l’amour du jeune prince qui vient souvent se baigner dans le lac. Mais le prix à payer est lourd : elle perdra l’usage de sa voix et sera éternellement damnée si son amour n’est pas partagé. Le prince, d’abord séduit par la beauté de Rusalka, se lasse de son perpétuel silence et s’éprend d’une princesse étrangère. Trahie, Rusalka est perdue et lorsque le prince pris de remords cherche à la retrouver, elle lui avoue que si elle lui donne le baiser qu’il lui réclame, il en mourra. Le prince l’enlace et meurt dans ses bras. Après cette dernière étreinte, Rusalka disparaît pour toujours au fond du lac.

WHAT ELSE ? 

POÉSIE CONFINÉE

(Mise à jour 24/11/2020)

COCOONING

Humeur du moment

 

📌

Ne pas dire un mot de toute une journée, ne pas voir de journal, ne pas entendre de radio, ne pas écouter de commérages, s’ abandonner absolument, complètement à la paresse, être absolument, complètement indifférent au sort du monde, c’est la plus belle médecine que l’on puisse d’administrer -Henry Miller…

🎧

Hier soir en m’endormant, je repensais à toutes ces choses que j’aimais particulièrement à cette époque-là de l’année et de mon anniversaire, le Prix Goncourt ( je les collectionne), le Baujolais nouveau à déguster dans l’intimité autour d’une planche ou d’une raclette avec des êtres chers ( famille, amis)… Et pardessus tout, les week-ends de cocooning en pyjama avec un bon bouquin ou à écrire en écoutant de la musique. Au chaud alors qu’il fait un temps pourri dehors. Eh bien, en ce moment je suis gâtée, c’est cocooning tous les jours. Et oui, il suffisait d’en changer le nom pour donner au confinement une toute autre saveur. Sur ce, je me suis endormie paisiblement.
Je vous souhaite une excellente semaine, et une très très belle journée de lundi pour bien la commencer.
Prenez soin de vous. A bientôt !
SOlène

WHAT ELSE ?

L’EFFET JAENADA

Merci pour cette nuit d’ insomnie

Poésie confinée (mise à jour le 23 novembre 2020)

 

« L’imagination porte bien plus loin que la vue »

En d’autres temps… s/ « On voudrait revivre »

Humeur du moment

EN D’AUTRES TEMPS

« Cette absence, en d’autres temps, m’aurait fait chanter « Reviens, reviens »….

Essuyée la larme furtive qui a roulé à la lecture de tes mots
je prends mon Pilot pour écrire un nouveau poème
dans lequel, en d’autres temps, c’est certain
il n’aurait été question que de nous
de toi, de moi,
cet amour fou qui n’est plus que souvenirs
Mais où sont passées les lumières qui nous guidaient ?
Que sont devenues les beautés qui avaient fait de notre vie un rêve ?
La nuit tombe à présent de ce côté ci du monde
Enveloppant lentement mais sûrement mon quartier et la ville entière
La Rochelle, ma belle et rebelle repliée sur elle-même
ses rues, ses parcs, son vieux port et ses remparts…
Tous ses commerces et cafés fermés jour et nuit
Et tout alentour plongé dans un profond silence
qui, le soir venu, s’approfondit encore au fur et à mesure
que je sens monter en moi, sinon l’angoisse
le désarroi qui finit toujours par me prendre à la gorge
L’amour et ses lendemains qui déchantent…
Et justement l’incertitude du lendemain
qui pèse sur nos vies comme une menace…
L’imprévisible et l’impermanence, je le sais bien
sont l’essence même de la vie
Ce n’est pas pour autant que je dois laisser
mes pensées me ramener au passé qui n’est plus
Encore moins me conduire vers un futur que j’ignore
Ou même encore un ailleurs improbable.

Alors plus qu’à rester sur le fil de l’instant présent
Instable équilibre à réajuster inlassablement
Regarder le café couler de la machine a expresso…

Et puis écouter en boucle une chanson de circonstance
Laquelle, en d’autres temps, m’aurait fait dire « je t’attends »….

SOlène
15/11/2020

 

Quelques notes de musique résonnent dans l’intimité  d’un studio d’enregistrement, et Léopoldine HUMMEL et Maxime KERZANET nous emmènent pour un voyage poétique  entre musique et théâtre…. 

🎼

ON VOUDRAIT REVIVRE

On voudrait revivre.
Ça veut dire
On voudrait vivre encore la même chose.
Refaire peut-être encore le grand parcours,
Toucher du doigt le point de non-retour
Et se sentir si loin, si loin de son enfance.
En même temps qu’on a froid, quand même on pense
Que si le ciel nous laisse on voudra
Revivre.
Ça signifie
On voudrait vivre encore la même chose.
Le temps n’est pas venu qu’on se repose.
Il faut refaire encore ce que l’on aime,
Replonger dans le froid liquide des jours, toujours les mêmes
Et se sentir si loin, si loin de son enfance.
En même temps qu’on a froid, qu’on pleure, quand même on pense
Qu’on a pas eu le temps de terminer le livre
Qu’on avait commencé hier en grandissant,
Le livre de la vie limpide et grimaçant
Où l’on était saumon qui monte et qui descend,
Où l’on était saumon, le fleuve éclaboussant,
Où l’on est devenu anonyme passant,
Chevelu, décoiffé, difforme,
Chevelu, décoiffé, difforme se disant
On voudrait revivre, revivre, revivre.
On croit qu’il est midi, mais le jour s’achève.
Rien ne veut plus rien dire, fini le rêve.
On se voit se lever, recommencer, sentir monter la sève
Mais ça ne se peut pas,
Non ça ne se peut pas,
Non ça ne se peut

WHAT ELSE ? 

Au moment où je vous écris ces quelques lignes, ça sent bon l’océan. Le ciel est bleu. D’un bleu pâle, mais sans nuage. Et pur… Je savoure l’éphémère dans la lumière d’un bel après-midi de novembre.
Derrière, les jours et les nuits de  délire et fièvre * à se dire, « je me suis chopé le covid, je vais mourir ». (Tant et si bien que j’avais fini par me faire une raison,  » de toute facon si j’en meurs, je ne le saurais pas ». Alors même pas peur. Euh.. presque pas peur )
Aujourd’hui, je me sens comme le phénix, oiseau fabuleux du désert qui se faisait périr sur un bûcher pour renaître de ses cendres, et vécut des siècles. Aujourd’hui, je fais de chaque instant, mon éternité.
Belle fin d’après-midi et douce soirée à tous. Je vous souhaite les plus beaux, les plus grands moments qui soient. A bientôt, au plaisir de vous lire.
SOlène

😷

TOUCHER LE FOND… S/ JE CROIS ENTENDRE ENCORE (BIZET/GILMOUR)

Humeur du moment

C’est la force de l’esprit qui fait avancer dans la vie, gagner du terrain, se battre contre l’injustice et lutter contre vents et marées.- « Femmes qui courent avec les loups » de
Clarissa Pinkola Estés….

 

 

Ce n’est pas à vous qui me lisez, que je vais l’apprendre, cela fait un petit moment déjà que sur la blogosphère je brille surtout par mon absence. J’en suis désolée, mais le cœur n’y est plus. Ni l’inspiration. Le reconfinement, l’isolement et la covid pour couronner le tout – plus cauchemardesque tu meurs ! Aussi, j’ai eu – j’avoue, parfois l’impression de toucher le fond. Ça fait peur, très peur de toucher le fond. Sentir que l’on arrive à la limite de nos forces. Se dire qu’on a tout perdu, même l’espoir. Qu’y a-t-il de pire que cela ? C’est la question que je me suis posée tout à l’heure au réveil.
Debout devant la Nespresso, je regardais le café couler quand je me suis tout à coup rappelé d’un passage de Femmes qui courent avec les loups, et dans lequel cette même question se posait juste différemment: que pouvons-nous perdre de plus une fois que nous avons tout perdu?
C’est pour l’auteure, Clarissa Pinkola Estès, à ce moment là que surgissent de nouvelles choses, souvent magiques. Nous quittons notre peau, nos artifices et nos poids pour nous élever, pour grandir et être beaucoup plus fortes…
Une des plus belles phrases de ce livre, et que je viens de retrouver dans mes notes:

« La meilleure terre pour semer et faire pousser de nouvelles choses est le fond de tout. Ainsi, toucher le fond, même s’il s’agit d’un acte extrêmement douloureux, est aussi un terrain plein de semences”

WHAT ELSE ? 

Cinq poèmes d’automne (octobre 2020)

Poésie confinée (novembre 2020)0

( La parution de mon deuxième recueil de poésie est prévue fin du premier semestre 2021, après « Betail intime, journal d’une conne qui se soigne » en début d’année)

🎼

Je crois entendre encore
Caché sous les palmiers
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramiers.
Oh nuit enchanteresse
Divin ravissement
Oh souvenir charmant,
Folle ivresse, doux rêve!
 
Aux clartés des étoiles
Je crois encor la voir
Entr’ouvrir ses longs voiles
Aux vents tièdes du soir.
Oh nuit enchanteresse
Divin ravissement
Oh souvenir charmant
Folle ivresse, doux rêve!
 
Charmant Souvenir!
Charmant Souvenir!
 

Bonne journée !

 

Et puisque cette crise sanitaire ne nous laisse pas le choix, et que je suis en convalescence, quitte à affronter la solitude, je compte bien profiter de cette période pour me consacrer totalement à l’écriture. Je serai donc peu présente sur les réseaux sociaux, mais je passerai ponctuellement sur vos blogs. Et sur le mien pour poster quelques podcasts ( lecture de mes poèmes à haute voix).
En attendant merci à vous qui passez et commentez régulièrement pour votre fidélité à ce blog. A bientôt, au plaisir de vous lire. Et surtout prenez soin de vous.
SOlène 

😷

Même si l’exil n’est pas une chose que l’on souhaite par amusement, il nous apporte une chose inespérée. Les cadeaux de l’exil sont nombreux. Il extrait notre faiblesse en nous donnant des coups, il fait disparaître les pleurs, il habilite une perception interne aiguë, il renforce l’intuition, il donne le pouvoir d’observer profondément…” – Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés…

Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d’un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette « Femme sauvage », afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du Jardinier de l’éden, Clarissa Pinkola Estés nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie. A travers des « fouilles psycho-archéologiques » des ruines de l’inconscient féminin, en faisant appel aux traditions et aux représentations les plus diverses, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la petite marchande d’allumettes, elle ouvre la route et démontre qu’il ne tient qu’à chacune de retrouver en elle la Femme sauvage.Best-seller aux Etats-Unis, ce livre exceptionnel est destiné à faire date dans l’évolution contemporaine de l’identité féminine.

DÉLIRE ET FIÈVRE (POÉSIE CONFINÉE )

Humeur du moment

J’ai le cœur lourd
et le corps qui frissonne
comme les branches du dehors
que le vent déshabille dans le froid
Le corps qui ne sait pas, lui non plus
si il existe encore

 

4 novembre 2020

 

 

Qui n’a pas connu l’absence ne sait rien de l’amour. Qui a connu l’absence a pris connaissance de son néant – de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l’approche de leur mort. – Christian Bobin, Une petite robe de fête….

 

Poésie, mon amour…. S/ « L’amour est un flambeau »

Humeur du moment

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s’éclaire de ce qui brûle.
Les Contemplations de Victor Hugo

 

Plutôt regarder les belles choses…

 

..L’obscurantisme, la pandémie et le reconfinement…  Novembre  est arrivé avec ses trompettes de la mort et son cortège funèbre …
Peut-on croire encore à la fin du tunnel quand tout est si sombre autour de nous  ?

Eh bien oui, moi je dis que oui, Le printemps reviendra, il revient toujours *. Tant que la poésie durera, l’espoir du monde perdurera. Poésie, mon amour.

SOlène

🌹

La poésie, c’est la communion absolue d’une personne à  une autre.  Un partage sans reste, un échange sans perte. On ne peut pas mentir en poésie.
On ne peut dire que le vrai et seulement le vrai.
Si on ment on sort de la poésie. Si belle soit la phrase qu’on écrit, si on ment on sort de la poésie pour choir dans le langage coutumier, dans le mensonge habituel, dans la vie ordinaire, morte.  » – Christian Bobin, La merveille et l’obscur… 

WHAT ELSE ?

Cinq poèmes d’automne (octobre 2020)

Poésie confinée (novembre 2020)0

Château de brume

🎧

Béatrice et Bénédict, un opéra-comique en deux actes d’Hector Berlioz, d’après Much Ado about Nothing (Beaucoup de bruit pour rien) de William Shakespeare, créé à Baden-Baden le 9 août 1862.

🎼

BÉNÉDICT

L’amour est un flambeau…

BÉATRICE

L’amour est une flamme…

BÉNÉDICT

Un feu follet qui vient on ne sait d’où…

BÉATRICE

Qui brille et disparaît…

BÉNÉDICT

Qui brille et disparaît…

BÉATRICE

…Pour égarer notre âme…

BÉNÉDICT

…Attire à lui le sot et le rend fou.

BÉATRICE

Folie, après tout, vaut mieux que sottise.

BÉNÉDICT

Folie, après tout, vaut mieux que sottise.

BÉATRICE ET BÉNÉDICT

Adorons-nous donc, et quoi qu’on en dise,
Un instant soyons fous!
Aimons-nous!
Je sens à ce malheur ma fierté résignée;
Sûrs de nous haïr, donnons-nous la main!
Oui, pour aujourd’hui la trêve est signée;
Nous redeviendrons ennemis demain!

HÉRO, URSULE, CLAUDIO, DON PEDRO

LE CHŒUR

Demain

 

« L’amour ne peut pas donner une idée de la musique, la musique peut en donner une de l’amour… Pourquoi séparer l’un de l’autre ? Ce sont les deux ailes de l’âme ».

HISTOIRE D’ÂMES…

Humeur du moment

L’esprit raisonne, l’âme résonne
L’esprit se meut, l’âme s’émeut
L’esprit communique, l’âme communie.

François Cheng – De l’âme…

 

 

À  TOI

Hier après-midi j’ai marché dans le marais
A travers pré et tout au long des chemins de halage
Jusque dans les herbes hautes de ces endroits sauvages et secrets
Où les touristes ne vont pas
J’ai croisé un jeune cerf – je crois que c’était un cerf
Qui cherchait un peu de fraîcheur à côté d’un vieux puits
Où l’on entend sourdre l’eau sans la voir
Un âne du Poitou esseulé dans son pâturage baigné par la douce lumière d’été
Des hérons cendrés et quelques ragondins
Puis j’ai bu une bière tiède, assise au bord de l’eau
Et là, j’ai regardé passer les barques avec des gens
Qui me faisaient des signes de la main
Entre frênes têtards, libellules et chants d’oiseaux
Elles glissaient lentement sur les lentilles d’eau
Quand un des bateliers a arrêté la sienne
Pour faire sa démonstration de feu d’eau
Remuant la vase avec sa rame pour libérer le gaz
il a ensuite approché son briquet et le gaz s’est enflammé

Je finirai dans la journée ce recueil de poèmes écrits pour toi
Que le plus grand nombre sans doute lira
Mais peu importe, au fond, ce que les autres croient
L’important c’est que toi tu saches le pourquoi du comment
Je me suis improvisée poétesse cet hiver-là
Où il faisait si froid que le vent en soufflant
Secouait les volets qui grinçaient des nuits entières
Et les saules que j’ entendais gémir dans des brumes interminables

Personne ne saura jamais tout ce qu’on s’est dit
Ni rien, non plus, de nos étreintes fulgurantes certaines nuits de pleine lune
Quand je devenais ta louve à toi, à la lueur d’un feu de bois
Plus tard la poésie m’aura permi de comprendre
Qu’on peut être une jeune-femme et à la fois une vieille âme
Et que du manque, nait le désir, nous sommes donc des enfants du désir
Toi que j’ai sûrement connu et aimé dans une vie antérieure
On se retrouvera dans une autre, pour ne plus se quitter, c’est certain
En attendant je ne sais plus quoi te dire que tu ne saches déjà
Si l’hiver prochain te semble long
si certaines nuits de grande solitude tu as froid
Alors dis-toi que le printemps reviendra, il revient toujours

SOlène
25/07/2020

LE BRUIT DE LA MER

Tintement des mots dans le cristal
Nous fêtions la sortie de ce recueil
En trinquant je t’ai dit: écoute
Le champagne dans sa mousse
Il fait le même bruit que la mer
La mer qui, en remontant
M’enveloppait imperceptiblement
Comme d’une couette légère
De ce même bruit familier des vagues
Qui berçait mon enfance à « La Flemmardière »
Ta main, ou ta voix, que sais-je exactement
Passait comme un baume sur mes coups de soleil
Un souffle, à peine, de vent du large
Mais c’était doux et rassurant
De te sentir là, dans l’absence
Devenue présence concentrée
Dans le bruit de la mer
Je rêvais…. somnolente et alanguie
Comme quand on restait au lit
Après avoir fait l’amour…
Alors je me suis laissé porter encore un peu
Par cet invisible et bienfaisant courant marin
Et quand j’ai rouvert les yeux
Le soleil embrasait le ciel et la mer
La plage commençait à se vider des vacanciers
Bientôt le soleil aurait complètement disparu
Et la nuit envelopperait le monde
Et nous serions ce monde, mon amour
Dans le bruit de la mer
La mer qui dure depuis le commencement
SOlène
Le 22/07/2020

Mon premier recueil de poésie paru le 21/09/2020

Le printemps reviendra, il revient toujours, mon premier recueil de poésie et textes courts  paru le 21/09/2020

TU SAURAS

Tu sauras que dans chacun de mes mots, dans la mélodie de chaque poème de ce recueil, sur chacune de ces pages si fortement iodées, il n’aura pourtant été  question que de toi, cette incroyable  coïncidence  entre toi et l’amour que je ressens pour toi. L’amour de la vie, l’amour de la mer, l’amour de l’amour qui ne font qu’un… Encore et toujours. Depuis la nuit des temps. Enfin, tu sauras qu’entre toi, ces poèmes écrits pour toi et leurs mots conçus  parfois entre les draps froissés, engendrés dans les brumes de ces matins gris au goût sucré salé d’embruns et de café au lait au lit, je n’ai écrit que pour toi, même avant notre première nuit, même dans le temps de ce long et vieux chagrin qui l’a précédée… En tout cas, bien avant que ton entrée en mon âme la pacifie.

SOlène

16/09/2020

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Il suffit de dire que vous êtes parrainé par moi, et vous bénéficierez d’une remise immédiate de 2 Euros.

Par ailleurs d’ici quelques jours, dès  que j’aurai reçu le premier stock de livres commandés, lors de lectures de mes poèmes sur des podcasts, des tirages au sort seront organisés sur Instagram et Facebook pour gagner un exemplaire de mon recueil dédicacé et des marques pages. A offrir, ou pour vous.

Bonne semaine à  tous, à bientôt. Au plaisir de vous lire.

Cœurdialement

SOlène

😷.

La brume de mes pensées… S/ « Lost With You » (Official Video)

Humeur du moment

La terreur est l’hommage que les haineux solitaires finissent par rendre à  la fraternité des hommes. – Albert Camus, L’homme révolté….

La poésie ne doit pas périr
car alors
où serait l’espoir du monde ?
Léopold Sedar Sanghor

LA BRUME DE MES PENSÉES

Hier jeudi, j’ai marché, marché
masquée, dans les rues sous la pluie
perdue dans la brume de mes pensées
pour les victimes de l’attaque au couteau
qui a endeuillé notre pays encore une fois
Et j’ai pleuré, pleuré
pour cette femme de quarante ans qui
baignant dans son sang
a succombé sans haine
avec juste ces mots d’amour:
« Dites à mes enfants que je les aime »

Aujourd’hui dans mon refuge intérieur
de brume, de solitude et de silence
j’ai ravalé ma colère, et je jette l’ancre
La page blanche comme neige sous les yeux
Je m’imagine que tu es là
Il y a du feu dans la cheminée
du champagne rosé dans les coupes
et des bougies.
L’encre va couler à flots
Pour faire naître le poème
Trinquons à la vie, mon amour.
À la musique, à la liberté, à la joie
pour que le crépuscule du monde
ne nous prenne pas.

Dans la brume de mes pensées
il y a du rêve du désir
Il y a toi, comme un rayon de lune
Qui brille dans la nuit de nos vies…

SOlène
30/10/2020

©solenev 2017 🇨🇭

Café, musique et poésie… demandez le programme !

Humeur du moment


Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et si il existe une différence entre rêver et vivre. – Jorge Luis Borges

 

JE SUIS

Je suis le seul homme sur la terre et peut-être
n’y a t’il ni Terre ni homme
Peut-être qu’un dieu me trompe
Peut-être qu’un dieu m’a condamné au temps, cette grande illusion
Je rêve la lune et je rêve mes yeux qui l’aperçoivent
J’ai rêvé le soir et le matin du premier jour
J’ai rêvé Carthage et les légions
qui devastèrent Carthage
J’ai rêvé Lucain
J’ai rêvé la colline du Gogoltha
et la croix de Rome
J’ai rêvé la géométrie
J’ai rêvé le point, la ligne, le plan
et le volume
J’ai rêvé le jaune, le rouge, le bleu
J’ai rêvé les mappemonde et les royaumes
et le deuil à l’aube
J’ai rêvé la douleur inconcevable
J’ai rêvé le doute et la certitude
J’ai rêvé la journée d’hier
Mais peut-être n’ai-je pas eu d’hier
peut-être ne suis-je pas né
Je rêve, qui sait, d’avoir rêvé

Dans un poème ou dans un conte, le sens importe guère, ce qui importe c’est ce que créent dans l’esprit du lecteur telles ou telles paroles dites dans tel ordre ou selon telle cadence. – Jorge Luis Borges…

ANTICIPATION D’AMOUR

Ni l’intimité de ton front clair comme une fête
ni la privauté de ton corps, encore mystérieux et muet, encore d’enfant,
ni tes paroles ou tes silences, étapes au chemin de ta vie,
ne me seront aussi mystérieuse faveur
que de regarder ton sommeil impliqué
dans la veille de mes bras.
Miraculeusement vierge à nouveau par la vertu absolutoire du sommeil,
paisible et resplendissante comme un bonheur que choisit la mémoire,
tu me donneras cette frange de ta vie que tu n’atteins pas toi-même.
Précipité en quiétude
j’apercevrai cette dernière plage de ton être
et je te verrai peut-être pour la première fois
comme Dieu doit te voir,
une fois la fiction du temps mise en déroute,
sans l’amour, sans moi.

Extrait de: « Lune d’en face », 1925

La place de la poésie dans l’œuvre de Borges est considérable par sa valeur et sa signification. À partir du moment où il est pratiquement devenu aveugle, Borges n’a plus guère composé qu’en vers.
Le lecteur trouvera dans cette poésie tous les thèmes de la prose de Borges, mais profondément transfigurés : à la fois humanisés, stylisés et plus dépouillés. Et d’après le poète lui-même, la transposition française d’Ibarra donne à ces textes «une nouvelle vie lucide et mystérieuse tout ensemble».

Vous prendrez bien un ptit caf’ avec moi ?

WHAT ELSE ?

🎼

Les chemins qui montent à la mer ont gardé de notre passage
Des fleurs effeuillées et l’écho, sous leurs arbres, de notre rire clair.
Hélas! Les jours de bonheur radieux, de joies envolées,
Je vais sans en trouver trace dans mon cœur.
Chemins de mon amour, je vous cherche toujours,
Chemins perdus vous n’étes plus et vos défauts sont sourds.
Chemin du désespoir, chemin du souvenir, chemin du premier jour
Divin chemin d’amour.
Si je dois l’oublier un jour, la vie effaçant toutes choses
Je veux qu’en mon cœur un souvenir repose plus fort que notre amour
Le souvenir du chemin où tremblante et toute éperdue
Un jour j’ai senti sur moi brûler tes mains.
Chemins de mon amour, je vous cherche toujours,
Chemins perdus vous n’étes plus et vos défauts sont sourds.
Chemin du désespoir, chemin du souvenir, chemin du premier jour
Divin chemin d’amour.

🎧

L’ AMOUR ABSOLU

Humeur du moment

 

💻

Il m’en souvient de ce jour-là comme d’hier
Brumeux et gris, un peu semblable à aujourd’hui
Il faisait froid dehors, et sombre à l’intérieur
Ma solitude et moi, nous grelottions
Mais peut-être manquait-il quelque chose
Qui ne disait pas son nom
Quand, soudain, tu es entré dans ma vie
Comme dans certains songes étranges
Alors que je n’attendais rien, ni personne
Et surtout pas l’amour !

La poésie se fait dans un lit comme l’amour. Ses draps défaits sont l’aurore des choses. – André Breton…

 

Dans la nuit du 1er  au 2 juillet dernier, je commençai à écrire les premières lignes d’un nouveau poème,  « Ce jour là « . Puis je me suis endormie dessus.
Et parce que j’ai repensé à l’acte de nuit dans « Tristan und Isolde » , en le reprenant au petit matin, voici O sink hernieder, Nacht der hierber …Un duo envoûtant interprété par la soprano Kirsten Flagstad et par le ténor Ludwig Suthaus, sous la direction de Wilhelm Furtwängler.

🎧

Que c’est beau ! Mais que c’est beau !J’en suis toute tourneboulée.

Sublime fresque de l’amour impossible, Tristan et Isold est un opéra en 3 actes, mise en musique d’un poème que Wagner avait lui-même écrit d’après la légende médiévale de Tristan et Iseut.
En 1857, lorsque Wagner écrit son livret pour Tristan et Isolde, certes il se base sur la version du mythe de Tristan et Iseut de Gottfried von Strasbourg, mais il effectue quelques modifications du mythe de l’auteur allemand tant dans la structure que dans l’histoire en condensant le drame afin de le recentrer autour d’ Isold qui deviendra la figure principale.En lui donnant ainsi beaucoup plus d’intensité, il fera de Tristan et Isold l’oeuvre parfaite par excellence. Il interrompt alors la composition du ring, et abandonne donc Siegfrid dans la forêt profonde, pour une quête beaucoup plus personnelle. Car Wagner est amoureux de Mathilde Wesendock. Sa passion pour la poétesse et leur relation adultère le hantent jour et nuit. Tristan et Isold sera le miroir musical de leur histoire. Avec Wagner, le philtre du mythe devient la matérialisation d’une métaphore poétique; le symbole de la passion et l’amour, et non plus un simple breuvage magique.

Aussi chez Wagner, les mouvements de l’âme deviennent ceux de la musique…
« Tristan und Isolde », ou le paradigme de la passion amoureuse…

 » Mais aujourd’hui encore, je cherche en vain une œuvre qui ait la même dangereuse fascination, la même effrayante et suave infinitude que Tristan et Isolde. Le monde est pauvre pour celui qui n’a jamais été assez malade pour goûter cette « volupté de l’enfer » – » Nietzsche, Ecce Homo….

Rien n’est plus proche de l’absolu qu’un amour en train de naître. Le stupéfiant, le merveilleux, c’est que cet amour naît du hasard. – Dieu, sa vie, son œuvre de Jean D’Ormesson…

 

CE JOUR-LÂ

Il m’en souvient de ce jour-là comme d’hier
Brumeux et gris, un peu semblable à aujourd’hui
Il faisait froid dehors, et sombre à l’intérieur
Ma solitude et moi, nous grelottions
Mais peut-être manquait-il quelque chose
Qui ne disait pas son nom
Quand, soudain, tu es entré dans ma vie
Comme dans certains songes étranges
Alors que je n’attendais rien, ni personne
Et surtout pas l’amour !

Il m’en souvient de ta voix, plus tard, dans l’obscurité du soir
Et de mon trouble en ce moment cotonneux
Où j’ai posé sur ton épaule ma tête alourdie de tes mots
Plus grisants qu’un verre de vin, Ils m’ étaient monté à l’âme
Tel un philtre d’amour
Ranimant la flamme en moi

Le grand feu de nous, joyeux et clair, pétillait dans la pièce tiède
Par la fenêtre, dans un carré de ciel devenu rose
On voyait passer des nuages aux reflets vermeils
Je ne savais plus si c’était déjà l’été ou toujours l’hiver
Ô vertige du désir ! La chair et le sang irradiés de passion
Nous emportés par un torrent voluptueux
Sur le lit défait, le crescendo amoureux s’ est fini en extase mystique
Laissant mon corps à demi nu encore tout frémissant
Comme une terre, heureuseuse de renaître à la vie au sortir de l’hiver

SOlène

02/07/2020

(Tous droits réservés)

Recueil paru le 21/09/2020

Extrait de « Le printemps reviendra, il revient toujours », recueil paru le 21/09/2020

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🌹

LES JOURS GRIS

Humeur du moment

 

Les jours gris, c’est comme des nuits sans étoiles
Tout est à réinventer
J’écris des poémes et des « je t’aime »
Je dessine des soleils et je cueille leurs rayons
Que je t’offrirais si jamais tu venais

Le ciel aujourd’hui 23/09/2020…

LES JOURS GRIS

Dans ma chambre j’ai tiré les rideaux
Mis de la musique, allumé des bougies
Trempé des petits écoliers dans le café au lait
Etalé des vieux vyniles et des livres partout parterre
Invité monsieur R, Baudelaire et Louis-Ferdinand

 

Les jours gris comme aujourd’hui
Où le ciel est lourd de pluie
Je veux pas le voir pleurer sur la mer
Même si c’est marée basse
Je peux pas changer le monde
Mais je peux nous rêver d’autres vies

 

Les jours gris, c’est comme des nuits sans étoiles
Tout est à réinventer
J’écris des poémes et des « je t’aime »
Je dessine des soleils et je cueille leurs rayons
Que je t’offrirais si jamais tu venais

 

Les jours gris, ça me fait peur
Toutes ces heures sans entendre ta voix
Pourtant je ressens du bonheur
Rien qu’à t’imaginer là

SOlène

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MARÉE HAUTE*

MON PETIT MOMENT DE POÉSIE MATUTINALE

Humeur du moment

« Oursi Ourson Ourzoula
Je voudrais que tu sois là
Que tu frappes à la porte
Et tu me dirais c’est moi
Devine ce que j’apporte
Et tu m’apporterais toi

C’est dimanche il est 8 heures
Et je ne veux pas sortir
Et je m’ennuie à mourir
Alors je t’écris mon ange
Une chanson du dimanche
Une chanson pas très drôle
Mais on y ajoutera
Mardi soir un grand couplet
Viens dormir sur mon épaule
Et on ne dormira pas. »

 

 

Oursi ourson ourzoula
Je voudrais que tu sois là
que tu frappes à la porte
Et tu me dirais c’est moi
Devine ce que je t’apporte
Et tu m’apporterais toi

Depuis que tu es partie
j’ai de l’ennui tout autour
ça me ravage le foie
beaucoup mieux qu’un vrai vautour
Et je ne sais plus quoi faire
Alors j’ai pris tes photos
je les pendues au mur
Et j’ai dit regardez-moi
avec vos yeux d’autre part
Ce sont les seuls yeux du monde
Dans lesquels j’ose le voir

Le Bärchen était au mur
Et il s’est mis à pleurer
parce que j’étais si triste
il voulait me consoler

Les autres peuvent me dire
des choses, des choses, des
choses mais que j’oublie vite
toi je sais ce que tu dis
Je me rappelle ta voix
Je me rappelle tes mots

Je t’ai suivie à la gare
je suis monté dans le train
mais il est parti tout seul
Tu disais que je m’en aille
pour ne pas que je m’ennuie
en attendant sur le quai

Plus jamais une seconde
plus jamais sans te toucher
savoir que tu es si loin
ne pas pouvoir y aller
mais comme un pauvre imbécile
Je disais pour quelque jours
se séparer, c’est facile
après tout, s’il arrivait
que tu partes en tournée

Il faudrait nous habituer
mais tu vois si j’étais bête …
Car on ne s’habitue pas
à crever, même en six mois.

Oursi Ourson Ourzoula
Je voudrais que tu sois là
Tes talons dans l’escalier
feraient le bruit que je guette
et tu serais dans mes bras

C’est dimanche, il est huit heures
Et je ne veux pas sortir
Et je m’ennuie à mourir
Alors je t’écris, mon ange
Une chanson du dimanche
Une chanson pas très drôle
Mais on y rajoutera
Mardi soir, un grand couplet
Viens dormir sur mon épaule
et on ne dormira pas

Boris Vian, extrait de Berceuse pour les ours partis. 1951

Bärchen : Ourson ou petit ours en langue allemande

Boris Vian aimait bien surnommer sa femme Ursula Kübler « Ourson ».C’est donc à  elle qu’il adresse cette adorable déclaration  d’amour. Mais cette berceuse restera dans le bureau de Boris Vian pendant des années. Ce n’est qu’après la mort de Boris Vian  qu’Ursula Vian découvrira cette chanson d’amour. Et elle sera  publiée pour la première fois en 1976 dans la revue Obliques.

WHAT ELSE ?

Le temps de terminer ce billet commencé ce matin, et mon café est froid ( pour ne pas changer) .

Et vous savez quoi ? Je vous emmène jusqu’à l’appartement parisien de Boris Vian., où  je vais vous laisser pour une visite des lieux bien sympathique.

Belle journée, à  plus tard.

Des mots du bout du monde…. Suivi par « 24 heures dans « le phare du bout du monde »

Humeur du moment

Je regarde ce paysage un peu gris où, soudain, ton sourire m’éclabousse. – Cécile Coulon, Difficile ( Les ronces)…

Le phare du bout du monde, à 600 mètres au large de la plage des Minimes à La Rochelle…

DES MOTS DU BOUT DU MONDE

Et puis, il y a des jours comme aujourd’hui…
Des jours où le ciel prend la couleur d’un vieux jean délavé
tout déchiré de gris par les nuages
Ces gros nuages qui passent au rythme de mes pensées
Allongée sur le temps, les pieds en hier, la tête en demain
je pense encore à toi…
Tandis que mon coeur, lui, répond « présent » au vent du large
encore et toujours ce même vent qui gonfle les voiles de plaisance
tout autour du phare du bout du monde,
je t’écris à plat ventre, les tripes à même le sable
avec l’espoir qui se retire comme la mer
et le moral à marée basse
Car jamais personne n’entend les cris muets
qui prennent la forme des mots sur le papier
Alors que moi, je voudrais juste entendre ta voix
pour pouvoir lever les yeux, et te voir là
au moment où tu me dirais
bah oui, je suis venu jusqu’au bout du monde
parce que moi aussi, je n’ arrête pas de penser à toi

SOlène
Les Minimes
18/06/2020

La poésie peut guérir de tout. – Fernando Pessoa…

 

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La légende dit que toute son enfance a été bercée par les romans de Jules Verne. Mais l’aventure a vraiment commencé il y a 27 ans. quand le navigateur, André Brunner alias Yull découvre sur un voilier un livre de Jules Verne, « Le phare du bout du monde ».

Un peu plus tard, donc, il décide de partir à la recherche de ce phare mythique et de filmer lui-même son expédition. C’est près du Cap Horn sur l’Île des États qu’il finit par en apercevoir des débris.

Il reviendra en 1998 avec des amis rochelais pour reconstruire le phare de San Juan Del Salvamento en – tenez-vous bien, 6 semaines ! Il faut aussi savoir que pour financer cette expédition hors norme, André Brunner avait construit une maquette ( aujourd’hui plantée dans son jardin). Laquelle maquette aura permis au navigateur de convaincre la mairie de la Rochelle à son retour du Cap Horn; le but étant de poursuivre l’histoire en construisant un second phare ( réplique du premier) au large de la pointe des Minimes.

Le phare du bout du monde de La Rochelle fête ses 20 ans cette année. C’est à cette occasion qu’il héberge des gardiens et gardiennes éphémères, et qu’il fait l’objet de très beaux reportages sur les différentes chaînes tv.

SOlène

La tarte aux noix ayant perdu de sa fraîcheur depuis samedi, je vous l’ai remplacée par un bon café…

PREMIER RETOUR… SUIVI PAR « CONSOLATIONS « 

Humeur du moment

Merci à toi, ma Coccinelle pour ton retour ❤🐞

PREMIER RETOUR

Jeudi 1er octobre 2020

Et voilà ….
94 pages , des tonnes de kilos d’amour et de chagrin bercés par la mer, le ressac , les embruns et le vent … le gris , le bleu , ces coloriages de sentiments que tu manies si bien .
Merci , oui merci de ces pages caresses , tendresse .
Ces 94 pages de toi . Humble , tranchante mais surtout aimante .
Merci pour ces sourires , ces baumes, et ces larmes aux yeux qui s’appellent tous espoir chez toi …
cette générosité quand pourtant tu voudrais tout garder.
La poésie ne saura pas trouver autant de lecteurs que ceux qui préfèrent se cacher dans la fiction , l’humour que sais je ? Tout ça pour te dire que « L’orage ou la flûte » , « Le tee-shirt blanc »….. un public large .
Pour « Le printemps reviendra , il revient toujours » c’est une flèche que tu tires dans le cœur de ceux qui aiment plus fort que les autres , qui souffrent plus fort que les autres ….
Merci pour ce tu donnes et partages, merci de qui tu es …

Je t’aime

Ludivine

♥️

Oui, Ludivine, il s’agit bien du restaurant de ton amie Séverine, Le bateau ivre à La Rochelle…

CONSOLATIONS

Haleine d’aurore iodée, filet de lumière
Par la fenêtre ouverte, un courant d’air frais est entré
Sur le rythme d’une habanera
Ce matin encore, j’ai chanté Carmen à tue-tête sous la douche:

« L’amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser »…

Pour après danser la seguedille,
nue comme un vers dans l’appartement
Aussi plus tard, j’ai sauté à cloche-pied sur les pavés des remparts
En m’imaginant que c’était ceux de Séville
Et là, je me suis dit que si tu avais mis autant de cœur
À faire durer l’amour – notre amour
Que tu en as mis pour faire éclore en moi ces sentiments si forts
Nous n’en serions peut-être pas là – mais peu importe
Attablée en terrasse devant des fruits de mer au Bateau ivre
Je n’y pensais déjà plus
Quand bien même, en sortant du restaurant
J’avais toujours cet air-là en tête:

« L’amour est enfant de bohème
Il n’a jamais connu de loi »….

J’ai acheté une barbe à papa chez Dédé la praline
Que j’ai mangée en regardant partir les bateaux de croisières Inter-iles
J’ai fait des bulles de savon en haut de la tour Saint Nicolas
Et poussé un sprint du Vieux port jusqu’aux Minines
Où là, assise sur la plage face au phare du bout du monde
Je laisse glisser le sable entre mes doigts
Ne serait-ce que pour sentir le temps couler, s’écouler ….
Le laisser d’égrainer sans compter, et oublier
M’oublier dans un instant de rêverie contemplative.
Il y a la mer et le soleil – même caché derrière les nuages
Je sais qu’il est là
Au moment juste où je viens de comprendre
Que personne n’est invincible
Et que certains rêves meurent
En même temps que l’amour.

« Si tu ne m’aimes pas, je t’aime
Et si je t’aime, prends garde à toi »….

SOlène
15/07/2020

Par Nolwen Leroy pour changer. J’aime bien…

WHAT ELSE ? 

Bon week-end à tous. Et merci  à vous qui me suivez sur ce nouveau blog. A bientôt !

SOlène

Un désir nommé poésie… en vers et contre tout !

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POÈMES D’AMOUR

Humeur du moment

Le cri du sentiment est toujours absurde; mais il est sublime, parce qu’il est absurde. – BAUDELAIRE….

Clair de lune sur le pont de l’Île de Ré…

J’AIME 

(Poème d’amour)

J’aime ces nuits de pleine lune
Que tu restes comme ça, en moi
Bien après qu’on ait joui
J’aime quand tu dis « my louv’ à moi »
Et que ta voix effleure ma peau
Comme une brise légère venue de la mer
Ou même encore, un souffle court
Au même moment que tes doigts
Puis quand la nuit s’en est allée
J’aime ces matins-là de janvier
Être réveillée par tes lèvres sur les miennes
Et la flagrance miélée des mimosas
Qui, sur l’île endormie par la froide saison
Ont fleuri, prenant l’hiver pour l’été austral
Petites perles du soleil, comme celles jaune lumière
Que j’aime voir briller dans la pupille de tes yeux
A l’heure d’un premier café pris à deux
Moment d’éternité qui se pose sur nos vies
Comme les oiseaux du jardin sur leurs branches
Instants fragiles mais si doux
Où j’aime alors à penser que nous
Ce sera comme la mer…
La mer qui dure depuis le commencement.

SOlène

Janvier 2020

Sorti le 21 septembre 2020

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LETTRE A MON AMOUR

(Qui ne la lira pas) 

Alors voilà, j’ai fini de boire mon café, comme ça
debout devant la fenêtre
Feignant dignorer les promesses du ciel
J’ai regardé le soleil se coucher…
Puis j’ai attendu que la nuit tombe
pour t’écrire sans papier ni crayon
dans la lumière du noir
une lettre que tu ne liras pas
pour cette simple et bonne raison
que je ne te l’enverrai pas.
Car vois-tu, ces mots que je pose sur mes maux
ne sont rien d’autre que les ondes
d’une mémoire qui s’ est figée à jamais
sur nos hiers et nos jours anciens
quand la terre tournait dans le chaos
de nos nuits d’amour sans lendemains
Et que nous attendions de cet amour-là
qu’il accouche de son étoile qui danse
Mais en vérité, ce que tu ne sais pas,
c’est que toutes ces choses non exprimées
elles sont parti crever au fond de mon âme
où elles se meuvent pourtant encore
comme des lumières et des ombres
attachées deux par deux
dans une perpétuelle étreinte
À tel point que je crains autant que je le désire
les voir sombrer à force de chialer
encore plus que je pisse ces mots brûlants de fièvre
entre mes draps blancs trempés de sueur.
Aussi ce n’est qu’au petit matin que j’écrirai vraiment
Et encore seulement si quelque chose d’autre
me coule du coeur jusqu’au bout des doigts
pour te dire, voilà je t’aime encore.
C’est peut-être ça, l’amour
ce qu’il reste quand il ne reste plus rien.

SOlène
10/06/2020

Il y a une fissure dans chaque chose; c’est ainsi que passe la lumière. – Léonard COHEN…

Le 21 septembre 1934: naissance de Léonard Cohen… 

Merci pour cette nuit d’insomnie

Mis en avant

Je referme les yeux.

Mon cœur bat toujours ardemment.

Quand reverdiront les feuilles à la fenêtre ?

Quand tiendrai-je mon amour entre mes bras ?

Cette citation de Wilhelm Muller & Franz Schubert (Le voyage en hiver) est mise en exergue du roman de Mathias Enard, Boussole (Prix Goncourt 2015)

J’ai commencé Boussole avant hier soir. Je l’ai terminé ce matin à 5:32 très précisément. Je ne vais pas vous dire qu’à l’heure où je vous écris, je suis très fraîche (lire ou dormir, il faut choisir), je ne suis même pas sure d’avoir encore les yeux en face des trous, je pense même que des allumettes feraient l’affaire pour les garder un tant soit peu ouverts. Mais il y a une chose dont je suis certaine, c’est d’être définitivement conquise par la plume virtuose et érudite de celui que beaucoup appellent déjà “le nouveau Balzac”. Car Mathias Enard est bel et bien de l’étoffe des grands classiques.  Avec Boussole, il nous entraîne au fil d’une nuit d’insomnie (celle qui frappe son narrateur, un certain Franz Ritter, ce fameux “musicologue épris d’Orient” de la quatrième de couverture du livre) pour un voyage (entre 23 heures et 7 heures du matin) totalement  inimaginable pour nous. D’iistanbul, Alep, Damas, Palmyre à Téhéran, chaque page de ce roman va nous sortir de nous-même, pour nous confronter à une infinité de sujets et de personnages dont on n’aurait jamais eu idée. De Vienne en Orient et à travers le savoir de Ritter, parfois même de ses divaguations et  de la fumée d’opium, ça en fait du monde et des noms, des scènes et des lieux!! Aussi c’est clair qu’ on aurait plus vite fait le tour de ce que cet universitaire orientaliste ignore que de ce qu’il sait. On ne se rappellera peut-être pas de tout ni de tout monde (sans doute nous faudra-t-il une deuxième lecture). Mais on essaie de ne rien perdre en route –et surtout pas le Nord! (Manquerait plus que ça: sortir tout désorienté de la lecture d’un livre qui a pour titre “Boussole”)…

De toutes façons, ne comptez pas sur moi pour tout vous raconter. Il faut le lire, non mais… ! Ah, si, je vais quand même vous toucher deux mots de Sarah. La belle et sensuelle Sarah, cette femme à la fois érudite et aventurière, à laquelle tout ramène Franz, mais  qui, il faut bien le dire,  lui  joue la fille de l’air.  Ainsi qu’à nous, par la même occasion…   Eternellement ailleurs, on ne sait pas où… (Euh, si, au temps pour moi!  Bornéo, aux dernières nouvelles)…

Allez un petit extrait qui émerge des souvenirs de Ritter (Mais parce que c’est mon vendredi de bonté. Et parce que c’est vous):

…”Deux couvertures dessous, deux dessus, voilà notre couche palmyréenne ; Sarah s’était roulée en boule contre moi, le dos près de mon ventre. Elle m’avait demandé gentiment si cela ne me dérangeait pas : j’avais essayé de ne pas laisser paraître mon enthousiasme, non bien sûr, nullement, et je bénissais la vie nomade — ses cheveux sentaient l’ambre et le feu de bois ; je n’osais pas bouger, de peur de troubler sa respiration, dont le rythme m’envahissait ; j’essayais d’inspirer comme elle, adagio d’abord puis largo ; j’avais auprès de ma poitrine la longue courbure de son dos, barrée par le soutien-gorge, dont je sentais l’agrafe contre mon bras replié ; elle avait froid aux jambes et les avait un peu entortillées dans les miennes — le nylon était doux et électrique à la fois contre mes mollets. Mes genoux dans le creux des siens, il ne fallait pas que je pense trop à cette proximit , ce qui était bien sûr impossible : un désir immense, que je réussissais à étouffer, me consumait malgré tout, en silence. L’intimité de cette position était à la fois chaste et érotique, à l’image de l’Orient lui-même, et avant d’enfouir pour quelques heures mes paupières dans ses boucles, j’ai jeté un dernier regard, au-delà de la laine bleue, vers le ciel de Palmyre, pour le remercier d’être si inhospitalier” – page 147…

Sur ce, je vais vous laisser. Besoin d’un bon café, là –pas vous?

Extraordinaire! Magique! -j’ai envie de dire. Un vrai roman de littérature (comme j’Aime). Erudit, certes, mais qui n’en est pas moins captivant. Car Mathias Enard est un grand qui, d'une phrase vous attrape au lasso d’une verve pas croyable, puis vous emporte avec lui et son héros,vers un Orient dont on a tout à découvrir. Bon, cette toute première phrase du début, elle fait 27 lignes. Oui quand même. Mais justement, vous en sortez ébloui, complètement subjugué ( waw!) Dés lors, vous n'avez qu'une envie: continuer à lire... lire jusqu’au bout de la nuit. C’est l’insomnie assurée! Dont on tiendra pas rigueur à l'auteur. Au contraire! Pour ma part, je le remercie... Boussole, un beau, un très très beau roman ( un des plus beaux de ma collection des Goncourt)...

Extraordinaire! Magique! -j’ai envie de dire. Un vrai roman de littérature (comme j’Aime). Erudit, certes, mais qui n’en est pas moins captivant. Car Mathias Enard est un grand qui, d’une phrase vous attrape au lasso d’une verve pas croyable, puis vous emporte avec lui et son héros,vers un Orient dont on a tout à découvrir. Bon, cette toute première phrase du début, elle fait 27 lignes. Oui quand même. Mais justement, vous en sortez ébloui, complètement subjugué ( waw!) Dés lors, vous n’avez qu’une envie: continuer à lire… lire jusqu’au bout de la nuit. C’est l’insomnie assurée! Dont on ne tiendra pas rigueur à l’auteur. Au contraire! Pour ma part, je l’en remercie… Boussole, un beau, un très très beau roman ( un des plus beaux de ma collection des Goncourt)…

La nuit descend sur Vienne et sur l’appartement où Franz Ritter, musicologue épris d’Orient, cherche en vain le sommeil, dérivant entre songes et souvenirs, mélancolie et fièvre, revisitant sa vie, ses emballements, ses rencontres et ses nombreux séjours loin de l’Autriche – Istanbul, Alep, Damas, Palmyre, Téhéran… –, mais aussi questionnant son amour impossible avec l’idéale et insaisissable Sarah, spécialiste de l’attraction fatale de ce Grand Est sur les aventuriers, les savants, les artistes, les voyageurs occidentaux.
Ainsi se déploie un monde d’explorateurs des arts et de leur histoire, orientalistes modernes animés d’un désir pur de mélanges et de découvertes que l’actualité contemporaine vient gifler. Et le tragique écho de ce fiévreux élan brisé résonne dans l’âme blessée des personnages comme il traverse le livre.
Roman nocturne, enveloppant et musical, tout en érudition généreuse et humour doux-amer, Boussole est un voyage et une déclaration d’admiration, une quête de l’autre en soi et une main tendue – comme un pont jeté entre l’Occident et l’Orient, entre hier et demain, bâti sur l’inventaire amoureux de siècles de fascination, d’influences et de traces sensibles et tenaces, pour tenter d’apaiser les feux du présent.

Quatrième de couverture (Editions Acte Sud)

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