C’ÉTAIT L’AUTOMNE

Je marche éternellement sur ces rivages, entre le sable et l’écume. Le flux de la marée effacera l’empreinte de mes pas, et le vent emportera l’écume. Mais la mer et le rivage demeureront éternellement. – Le sable et l’écume de Khalil Gibran…

Mercredi 7 octobre 2020

 

C’ETAIT L’AUTOMNE

C’était l’automne sur l’ile comme ailleurs
Le vent soufflait fort dans les dunes
Ses longs cheveux mouillés par les embruns
Elle marchait pieds nus sur le rivage

Entre le grondement du ciel, le cri des mouettes
Et la rumeur de la mer aux couleurs des mauvais jours
Je voyais son ombre, ombre de mon ombre
Se confondre avec celle des nuages et l’écume
Qu’en se retirant les vagues laissaient sur le sable mouillé

Elle est rentrée au village sans se presser
Quand on a grandi sur une île et fait de l’océan son élément
On ne craint pas les tempêtes, ni les marées d’équinoxe
Comme les vagues, sans arrêt on déferle, se brise, se ramasse
Puis on repart de plus belle.
Bien sûr que l’amour c’est casse-gueule
Qu’il nous couronne comme il nous crucifie
Mais sans amour on n’est rien
Qu’on en rit qu’on en pleure, c’est aussi ça se sentir exister.

Des odeurs de feu de bois, de pommes au four et de pommes de pin
dont on ne fait qu’une flambée dans les blanches maisons aux volets verts fermés…
C’etait l’automne dehors comme dans les abysses de mon cœur
La nuit tombait déjà, je savais qu’il me faudrait écrire encore
Pour régler la boussole de mon âme
Ne serait-ce qu’au prix de quelques larmes
Qui la laveraient de ses ambiguïtés

Fiction, réalité ?
La question ne se pose même pas
Puisque c’est l’écriture ma réalité

C’était l’automne, le vent n’a jamais été aussi froid que ce soir-là
quand j’ai écrit le premier poème de ce qui serait mon premier recueil de poésie.

SOlène
07/10/2020
(Tous droits réservés)

SOlène

🍂

Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter d’une étoile qui danse. – Ainsi parlait Zarathoustra ( Prologue, paragraphe 5) de Friedrich NIESTSCHE…

15 commentaires sur “C’ÉTAIT L’AUTOMNE

  1. « La nuit tombait déjà, je savais qu’il me faudrait écrire encore
    Pour régler la boussole de mon âme »
    « La question ne se pose pas
    Puisque c’est l’écriture ma réalité »

    Des odeurs de pommes au four, j’en ai eu hier. Une amie nous a donné des pommes appelées « court pendu gris » de son jardin et quelques unes ont été clafoutisées. L’odeur a envahie la maison et le repas d’hier soir s’est terminé en apothéose.

    Bonne journée ma SOlène ! Bisoussss
    🌹❤️😘

    Aimé par 1 personne

  2. Un fort beau poème dans lequel tu décris à merveille l’automne qui s’installe doucement.
    On ressent au travers des propos de cette femme ce que ressentent tous ceux qui connaissent la mer, la plage et les marées en automne.
    Tu décris superbement une plage et son ambiance en automne : cette ambiance et ce décor me rappellent de beaux souvenirs lorsque, même au début d’octobre, nous allions nous baigner avec un plaisir non dissimulé. L’automne n’effraient pas ces personnes qui connaissent et aiment la mer qui connaissent la mer, ces personnes qui y voient un certain charme.
    Le charme de l’automne avec ses couleurs, l’odeur de l’océan, ses fruits cuits propres à cette saison et les feux de bois dans lesquels s’éclatent les pommes de pin.
    Comme tu l’écris si justement, sans amour, on n’existe pas, nous ne sommes rien. Certes l’amour est casse-gueule mais ce sentiment si beau si fort nous fait vivre, nous donne parfois la sensation que nous mourrons pour revivre par la suite. Heureusement car sans amour que serait notre vie ? Fade, insipide, sans relief et sans envie d’avancer.
    Il y a dans ce poème un parallèle entre le cours des saisons et la façon dont grandissent et se fanent parfois les sentiments. Un écrit qui ne laisse pas indifférent.
    https://trigwen.wordpress.com/2020/09/29/ventes-privees-et-consequences-narcissiques/
    https://trigwen.wordpress.com/2020/08/31/lindelebile-cicatrice-vers-une-terre-inconnue-chapitre-4-un-sentiment-diffus-dapprehension-et-de-curiosite-face-a-laventure/

    Aimé par 1 personne

      1. Je ne trouve pas les mots.

        Le commentaire est parti avant d’être terminé. Mon phone a du mal à s’adapter à ma nervosité ( dès que je suis sur WordPress. )

        Oui, je prends note de ton lien. Il faudra être patient. Débordée de travail, dépassée par les événements et prise par ma vie privée ( famille amis) je manque de temps. Pour ça que j’avais fermé mes blogs ( je n’arrive plus a suivre), mais je n’ai pas d’autre choix que de faire tourner au moins celui–ci. Pas facile d’être partout. Les journées n’ont que 24 heures. Et il faut aussi dormir, au moins 8 heures.

        Je te dis donc à bientôt. Dès que possible. ❤

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  3. Comme toi j’aime la mer et ses tempêtes même si la Méditerranée est plus sage que l’Atlantique. Parce que le calme reviendra, il revient toujours, sur la mer comme dans nos cœurs.
    Belle journée ma Solène et bisous 😘❤️

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