Dire à ton cœur… S/ « Sonata for cello and piano in C Major, Op. 119: I. Andante grave – Moderato animato »

 

Chaque expérience de beauté, si brève dans le temps tout en transcendant le temps, nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde. François Cheng

 

DIRE À TON CŒUR

C’est l’heure où le ciel et l’océan se pâment dans des couleurs d’or et de feu
L’instant magique où les rayons du soleil mourant
Se cueillent du regard comme autant de rayons de bonheur
C’est le moment de dire à ton cœur
Que l’amour qui te fait pleurer, trembler, désirer
Ne doit pas le refermer pour autant
Ni même sombrer dans la peur de perdre
Désirer et posséder, c’est comme un et un
Ça fait deux !
C’est en nous enchaînant que l’amour nous rend libre
Car il nous lie sans nous emprisonner.
Tu auras beau pleurer toutes les larmes de ton corps
Tu ne seras pas plus avancée aujourd’hui qu’hier
Le chagrin n’a jamais rien changé à rien
Ce qui est perdu ne reviendra pas
Seuls les souvenirs rempliront le vide
Et les cicatrices aussi.
A quoi bon lutter contre vents et marées
Les déceptions ne tuent pas, et l’espoir fait vivre
Alors n’oublie pas de dire à ton cœur que
Certes il a ses raisons que la raison ignore
Mais tout passe et tout lasse
Qu’on le veuille ou non, de toute façon

En attendant, comme chaque soir tu es là
assise sur ton rocher, la tête haute face à  la mer
Les mots te sont soufflés par le vent
Pour rien au monde, tu n’aurais loupé
Ton rendez-vous avec l’inconnu du large
Quand soudain de battre, à nouveau ton cœur s’emballe
Au rythme des lames de fond en toi

SOlène

21/10/2020

(Tous droits réservés)

WHAT ELSE ?

🎼

C’est une Sonate pour violoncelle et piano en ut majeur opus 119 ( Prokofiev1949)

1. Andante grave – Moderato animato – Andante grave -Allegro moderato
2. Moderato – Andante dolce – Moderato primo
3. Allegro ma non troppo – Andantino – Allegro ma non troppo

🎧

Prokofiev: 1891-1953

Bruno Philippe: révélation instrumentale  aux Victoires de la musique classique 2018, Bruno Philippe est né  à  Perpignan en 1993.

Solennelle et poétique, la sonate dessine un bel îlot de liberté dans la nuit soviétique.

Comme un éclair  de poésie  dans la profondeur de cette nuit….

Coup de coeur

15 réflexions au sujet de « Dire à ton cœur… S/ « Sonata for cello and piano in C Major, Op. 119: I. Andante grave – Moderato animato » »

    • Merci Ugetse pour ta lecture et tes mots. Un commentaire qui fait plaisir à lire.
      Pressée que tu reçoives ton recueil. 🎁 Je crains juste que ce soit un petit peu long pour le Canada. On a consulté des forums : entre 10 jours, le plus court et 20 jours le plus long.
      😘❤🌹

      Aimé par 1 personne

      • Et ouiiii…j’ai une hâte de te lire. Tes mots sont comme des gerbes d’étoiles qui scintillent dans ma nuit.💫⭐️🌟dis , dis moi où envoyer le chèque. Bisous.🥰💐🍂♥️

        Aimé par 1 personne

      • 🎁 ( donc ne tkt pas pour ça; je t’écrirai un ptit mot en privé via gmail ou instagram)
        Belle fin d’après-midi à toi. Pour moi il est l’heure d’aller dormir. Bisous, à bientôt 😘❤🌹

        Aimé par 1 personne

  1. Et alors, (je m’adresse à la personne qui a écrit ce beau texte), tu as vu le rayon vert au couchant du soleil (le Rayon vert, très beau film de Alain Rohmer, un de mes cinéastes préférés, avec quelques autres, mais lui je le préfère beaucoup.)
    C’est drôle que tu nous offres cette sonate de Prokofiev, SOlène, parce qu’aujourd’hui, j’ai passé une partie de ce temps qui m’est si chichement alloué (24 heures par jour, pffff !) avec Prokofiev, sur qui j’ai prévu de publier mon prochain billet, à paraitre ce vendredi.
    Je te souhaite une très belle SOirée.
    (P.S. ayé, fini le déménagement ? pas trop moulue ? 😉)

    Aimé par 1 personne

  2. La personne qui a écrit ce texte ?!
    Peut-être quelqu’un qui m’habite, et a écrit mes idées qui sont sorties du Pilot ( au brouillon). Oui pas par la bouche, parce qu’à ce moment là je portais mon masque. Par les temps qui courent, on est jamais assez prudent.
    A dire vrai, pas compris grand chose a la première partie de ton commentaire. Quel rayon vert ? ( Rhomer, si ce n’est de nom, je ne connais pas)

    Et tu prépares un billet sur Prokofiev, c’est ça ? Mais tu m’as déjà dit ça la semaine dernière quand j’ai posté un (ou deux) billet (s) avec des poèmes d’Apollinaire, non ?
    Hé, gaffe – hein, peut-être que je lis dans tes pensées. .

    ( P.S. ayé fini. Moulue, si. Repos de la guerrière)

    J'aime

    • Quoâ ! Tu ne connais pas Éric Rhomer !
      C’est lui qui a découvert Lucchini !
      Et les Comédies et Proverbes (dont les Nuits de la pleine lune, avec son incipit « qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison « , et les Contes des quatre saisons, et ma Nuit chez Maud, et le Genou de Claire,…
      Alors là, j’en reste sur le…
      Mais, SOlène, Rohmer, c’est LE cinéaste de l’émoi amoureux et du trouble des sentiments !
      Quant au rapport entre Apollinaire et Prokofiev, je ne le vois pas.

      Aimé par 1 personne

      • Au temps pour moi, après vérification, c’est à propos de paul Verlaine et non de Guillaume Apollinaire que tu me disais avoir un billet en préparation ( Un poème traité à cette sauce OuLipo dont tu as le secret)
        Aussi Rhomer, ça me revient. Tu m’en avais parlé (les nuits de la pleine lune, « celui qui a deux femmes perd son âme » etc etc, mais c’était avant y’a longtemps longtemps !!)…
        Et puis du coup, comme tu as éveillé ma curiosité avec le rayon vert, j’ai demandé de l’aide à l’ami Google et même fait un détour par YouTube.
        Le film commence par des vers de Rimbaud, « Ah que le temps vienne/ où les cœurs s’éprennent » extrait du poème « Chanson de la plus haute tour »
        Quant au titre du film, Le Rayon vert, allusion faite à la lueur fugitive de couleur émeraude que l’on peut observer, quand le ciel est limpide, au moment précis où le soleil couchant disparaît sur la mer.
        Phénomène optique et atmosphérique qui donne également son titre à un roman de Jules Verne, Le Rayon vert (publié en 1882), auquel il est fait référence dans le film.
        Et tiens toi bien : selon Jules Verne, quand on a la chance d’observer ce rayon fugace, on peut lire dans ses propres sentiments et dans ceux des autres.
        Tu comprends maintenant, Paul Verlaine d’abord, et puis Prokofiev… j’ai lu en toi ( après avoir aperçu le rayon vert 😊)
        Plus sérieusement, c’est en écoutant Bruno Philippe que je suis arrivée à Prokofiev. Et j’ai craqué pour cette sonate.
        Comment il dit déjà, ton pote Malarmuche, « un coup de dès jamais n’abolira le hasard ? »….

        PS: euh, au fait, je crois que c’est Éric le prénom de ton cinéaste préféré beaucoup, pas Alain. Un de ces quatre, tu vas m’appeler Marcelle ou Despieds si ça continue ( vla c’que c’est de fréquenter des gens à 36 pseudos. Ça finit qu’on sait plus à qui on cause 😄 )

        Aimé par 1 personne

      • Oui, bien sûr, Rohmer, c’est Éric son prénom. (Alain, c’est Alain Resnais, un autre de mes cinéastes préférés !)
        Tu sais quoi, le rayon vert, je l’ai vu, sur la plage, à Sion sur l’Océan, quand j’étais jeune.
        Pour Apollinaire, tu me rassures, parce que je ne voyais pas du tout du tout de quoi tu voulais parler. Mais si c’est Verlaine, oui, la semaine dernière, j’ai travaillé à un billet sur un de ses poèmes, mais ce n’est pas celui qui paraîtra demain matin.
        Par contre le billet sur Prokofiev, je l’avais annoncé mardi sur un autre blogue, avec la même citation de Mallarmuche ‘Un coup de dés jamais…)
        Très bonne journée à TOi, SOlène.
        (et remets toi bien du déménagement.)

        J'aime

      • Oui, sauf que vois-tu, je n’ai absolument pas le temps de me balader sur la blogosphère. Cela m’est déjà difficile en temps normal de libérer du temps, alors en ce moment !
        Quant à cette citation de ton « pote Malamuche « , faut croire que…. Ah oui, je crois bien que c’était à l’occasion d’un billet, genre « le chasseur qui voulait courir deux lièvres à la fois et qui épousa une louve sans dents ni enfant ». Hé comme quoi, des fois toute ressemblance est fortuite…. Un coup de dès jamais n’abollira le hasard.

        PS: non mais sérieux, ça me fait penser qu’il va quand même falloir que je trouve le temps de reprendre mes visites sur mes blogs chouchous.

        Aimé par 1 personne

  3. Ping : Poésie, mon amour…. S/ « L’amour est un flambeau  | «EN VERS ET CONTRE TOUT

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s