Ma poésie nommée désir…

« On gâche l’amour en voulant l’éterniser. Mieux vaut le cueillir quand il existe, cela constitue un cadeau suffisant. Le bonheur ne chausse que les bottes du provisoire. Qui nous a certifié le contraire? Dans une vie humaine, toujours est toujours éphémère.» – L’élixir d’amour d’ Eric-Emmanuel Schmit…

Aujourd’hui lundi, c’est poésie…

 

SOUS LE TILLEUL

Dans l’après-midi baigné d’une tiède lumière
J’ai pris le petit pont, pour passer le ruisseau
histoire de revoir la vie aux mêmes couleurs que l’enfance;
puis je t’ai attendu sous le tilleul multiséculaire
sûre qu’avec nos FFP2
on ne pourrait plus s’embrasser
Mais quand je t’ai vu,
devinant à tes yeux,
ton sourire sous ton masque blanc,
je n’ai pas pu résister:
tu as eu droit à mes baisers chirurgicaux.
Le soleil, le ciel, les nuages…
L’oiseau inconnu, d’Eluard
juste après l’orage du soir
Après ?… Je ne sais plus.
Ce qu’on donne à l’amour
est a tout jamais perdu.

Au fure et à mesure que j’écris,
je me souviens que dans mon rêve
tu as disparu comme tu es venu
Aussi ce poème n’aurait ni queue ni tête
si ce n’est que je me réveille de ma sieste
sous ce même tilleul multiséculaire
dans ce paysage immuable
baigné d’une tiède lumière…
Mais l’amour ne demande pas l’éternité,
il veut seulement l’instant…

SOlène
14/03/2021
(Tous droits réservés)

Oui, les « baisers chirurgicaux », c’est juste en rêve…

 

Pour moi, écrire de la poésie c’est avoir une certaine foi en l’être humain, et croire encore un peu à la beauté des âmes; lire de la poésie à haute voix, c’est avoir avec les mots et leur sonorité, une relation de désir et de plaisir purement sensuelle; désir de vivre libre tout simplement. A fleur de peau. Et des mots. Ivre de liberté Et d’en jouir. C’est comme dire « je t’aime » en un soupir; tout un poème, en somme, que l’on adresse au monde, lorsqu’on est en paix avec la terre entière, et qu’on a alors, qu’une seule envie: laisser parler son cœur.

Encabanée, tout feu tout femme, j’ai bien hiberné avec mon chagrin à la lueur des flammes sans trop savoir quelle saison, à présent, j’habitais… Heureusement, la poésie aura été à ma solitude ce que le poêle à bois fût aux frimas: une arme de réanchantement massive. Au milieu de l’hiver j’ai découvert en moi un invincible été *.

WHAT ELSE ?

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été (1)

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été (2)

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été (3)

 

« Ce qu’on appelle le « charme » d’une personne, c’est la liberté dont elle use vis-à-vis d’elle-même, quelque chose qui, dans sa vie, est plus libre que sa vie. » -« Christian Bobin…

🎧

Pour accompagner mon café ( et pour une raison qui m’est très personnelle) ❤

Bonne semaine à  vous tous !

 

26 réflexions au sujet de « Ma poésie nommée désir… »

  1. A reblogué ceci sur LE MONDE DE SOLÈNEet a ajouté:

    Pour moi, écrire de la poésie c’est avoir une certaine foi en l’être humain, et croire encore un peu à la beauté des âmes; lire de la poésie à haute voix, c’est avoir avec les mots et leur sonorité, une relation de désir et de plaisir purement sensuelle; désir de vivre libre tout simplement. A fleur de peau. Et des mots. Ivre de liberté Et d’en jouir. C’est comme dire « je t’aime » en un soupir; tout un poème, en somme, que l’on adresse au monde, lorsqu’on est en paix avec la terre entière, et qu’on a alors, qu’une seule envie: laisser parler son cœur.

    Encabanée, tout feu tout femme, j’ai bien hiberné avec mon chagrin à la lueur des flammes sans trop savoir quelle saison, à présent, j’habitais… Heureusement, la poésie aura été à ma solitude ce que le poêle à bois fût aux frimas: une arme de réanchantement massive. Au milieu de l’hiver j’ai découvert en moi un invincible été *.

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  2. Le charme selon Bobin, tellement vrai. Le charme a une odeur de liberté, celle des mondes qui existent malgré leur créateur. Le charme c’est ce qui exhale de quelqu’un sans qu’il le maitrise. L’odeur d’une fleur ou le geste inattendu qui ouvre une brèche dans ce que l’on avait imaginé.
    Merci Solène. Je t’embrasse fort.
    À bientôt,
    Regis

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    • Re bonjour Régis

      Tu es un lecteur de Bobin, toi aussi. Il a dit beaucoup de belles choses sur le « charme », la liberté… et pas que. Il met toujours les mots sur ce que nous ne savons pas toujours exprimer. Il est unique. Lui et Khalil Gibran, j’aime énormément.
      Euh, c’est bien « fort » que tu voulais dire, et non « dort » ? Je vais corriger ça 😉😘❤🌹

      Aimé par 2 personnes

      • Euh oui, je t’embrasse fort. C’est ça la vérité…

        Un jour, peut-être, j’arriverais à me relire. Cela ne devrait pas être hors de ma portée, et pourtant, je dors sur les bonnes pratique ! 😉🤗

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  3. C’est beau ça : « le bonheur ne chausse que les bottes du provisoire », à quoi tu réponds par « L’amour ne demande pas l’éternité, il veut seulement l’instant ».
    Et merci pour la zizique, j’adore ce titre de Léonard COHEN 🙂.
    Bonne journée et bonne semaine à TOi, SOlène.

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    • Mais oui, on y lit auss, dans les yeux de l’autre. Comme tu dis, drôle d’époque. Un an que ça dure. Je ne sais pas chez vous, mais chez nous ( la région) ça ne s’arrange pas. Le variant anglais surtout. Plus contagieux et encore plus dangereux.
      Merci pour ta visite, Hélène; ta lecture, tes mots. En tout cas ça me fait plaisir de te lire. Bisous 😘❤🌹

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      • La situation n’est pas au mieux ici non plus….. la vaccination est en panne, et les commerces sont en verne…. des masques jonchent souvent le sol, les gens sont indisciplinés, mais ils le sont souvent dans la région de Marseille ! je n’ai pas vu mes petiots (région lyonnaise) depuis 6 mois ou plus…… bref, le grand chambardement comme l’aurait chanté Guy Béart ! Bisous ma SOlène

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      • C’est affectif, mais c’est justement très dur d’être privé des êtres qu’on aime le plus au monde. Notre médecin de famille nous disait l’autre jour, qu’avant de se faire vacciner, il a eu peur de tomber malade, plus de travai ( en profession libérale pas d’indemnités journalières)l, un fils qui fait des études… et tout ce que ça pouvait entraîner ( en dehors du risque de se retrouver en réa)… Oui, c’est vrai que ça crée bcp de précarité et des situations matérielles catastrophiques, n’empêche que d’être privé des siens quand ça dure, perdure…ce n’est pas facile à vivre, non plus.

        Belle journée Hélène. ❤

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      • ces éloignements, ces séparations douloureuses qu’on ne maîtrise pas, sont de petites morts au quotidien……. très dures, d’autant qu’elles génèrent de nouvelles gestions de vie dans lesquelles nous perdons notre place. Mais que faire sinon accepter de vivre autrement…. plus rien ne sera vraiment plus comme avant.

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  4. Oui je crois que c’est ça, l’amour veut l’instant et l’instant c’est tout ce qui existe finalement. Alors l’amour le rend plus vivant aussi et l’instant devient magique!
    Merci pour ces jolies pensées poétiques du lundi matin Solène pour commencer la semaine en beauté.
    Je t’embrasse bien fort.

    Aimé par 1 personne

    • Coucou petite Marie

      Tellement débordée que je ne suis pas vraiment retournée sur Insta. Du coup plus bcp de nouvelles des amis ( assez nombreux) qui y sont, maintenant. Ça manque au bout d’un moment.

      J’espère que tu vas bien, ton Loulou aussi Et que c’est pas trop dur sur Paris.

      Je t’embrasse aussi, bien fort. A bientôt

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  5. Coucou Solène 🙂
    Et si l’éternité se trouvait dans l’instant, dans cet instant de fulgurance que nous ne retiendrons jamais mais qui nous habitera pour toujours ?
    En ce lundi hivernal, ta poésie est bienvenue, merci pour ce joli moment.
    Côté Covid, on fait semblant que ça va mieux ici, qu’on va rouvrir les terrasses bientôt mais la vaccination est aussi en panne.
    Bisous FFP2, ça s’inscrira dans l’histoire!

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    • Bonne question, ma Luciole. Ce que l’éternité doit à l’éphémère… Ce n’est pas faux, c’est même tout à fait vrai, ces fulgurances, oui ça me parle…

      Il a neigé hier encore, en Suisse, non ?

      Rouvrir les terrasses, il n’en n’est pas question ici, et ça commence à vraiment manquer. Surtout je plains les restaurateurs et les cafetiers, comme les artistes, c’est vraiment injuste et incohérent tout ça.

      En tout cas merci pour ton commentaire, belle journée et à bientôt.

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    • Merci Colette pour ton gentil commentaire.
      Oui, cet invincible été resiste. En vers et contre tout, le cas de le dire.
      Belle journée à toi. Il est encore bien tôt de l’autre côté de l’ autre côté de l’Atlantique, tu me diras. Alors je te souhaite un agréable matin. Bisous 😘

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      • Ah ! Moi, lorsque je me lève vers 6 heures, c’est midi, chez vous. À 11 h 10, il est 5 h10 ici, alors oui, encore au lit !
        Agréable matin de ce mercredi, Solène ! Bisous 😘

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  7. Oui, retour de la neige et du froid pour toute la semaine, de quoi profiter des paysages blancs une dernière fois.
    La réouverture d’espaces publics est conditionnelle de toute façon et c’est mal parti, on est tous à la même page.
    C’est triste, les artistes et restaurateurs paient un lourd tribut 😦

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