A propos Solène Vosse

"L'important n'est pas ce que l'on a fait de moi, mais ce que je fais de ce que l'on a fait de moi" ( Sartre)

TIRAGE AU SORT D’AUTOMNE

Humeur du moment

Pour gagner un exemplaire dédicacé du recueil  « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été » ( pour vous ou pour offrir),  votez ( dans les commentaires) pour votre poème préféré parmi les trois derniers poèmes écrits en ligne et postés en octobre (2021) sur ce blog.

Le tirage au sort aura lieu à l’avant veille du solstice d’hiver.

1

UNE LARME*

J’ai rêvé que je dormais
à l’intérieur d’une larme
posée sur un croissant
de lune entre les nuages
où je m’étais reveillée
dans un rayon de lumière
qui se reflétait sur la mer
Toi, tu étais absent, je crois
et en même temps présent;
ça se sentait comme l’odeur
du pain chaud dans l’air,
quand, au sortir de tes cils,
transformée en perle de rosée
Je me suis vu rouler sur ta joue
jusqu’à l’instant fragile,
où la lumière du jour, la vraie,
passe entre les fentes des volets
pour venir danser sur le mur,
à cette heure silencieuse
où les étoiles s’éteignent au loin…

Je suis larme mais je ne veux pas
mourir comme ça,
à la commissure de tes lèvres
Ouvre les yeux, embrasse-moi
Je serai larme de joie pour toi
comme une transfusion de l’âme,
comme un recueil de lumières
automnales
qui te feront voir la vie à travers
la vitre scintillante de ma bulle
Je serai femme, tout feu,
tout flamme…
Inévitablement, irrésistiblement
pour que dans la faible lumière
de nos yeux,
on puisse voir tout un monde
éclatant de lumière.

SOlène
11/10/2021
© Tous droits réservés – 2021

2

 L’ ANDANTE*

Encore un de ces dimanches
monotones d’automne
et de « sanglots
longs des violons »;
longs et tristes comme un jour
sans pain… et sans toi…
quand la fumée blanche des toits
se mélange au gris du ciel
que l’on confond avec l’infini
de la mer éventrée par les cris
des mouettes qui, elles
se paient ma tête et mes yeux
de merlan frit d’amour, quand,
soudain, en se levant, le vent
me souffle à l’oreille
que ça ne sert à rien
de souffrir à cause de quelqu’un
qui sait pertinemment où me trouver,
Allez va, gronde le vent
Va andante…
A l’automne des saisons,
la nature se pare d’or et de pourpre
comme pour montrer
qu’en dehors des passions
il y a encore de la beauté
dans le côté anodin des choses.
Chauds, les marrons chauds, devant !
Dans l’obcurite de l’âtre
les braises ne sont pas toutes mortes
Ai-je cessé de t’aimer ?
Non, parce que tu n’as pas changé
et je n’ai pas changé, non plus.
Mais les mots, parfois, se font âpres,
âpres de tout et de son contraire
à l’heure où les ombres s’allongent
comme pour fuir le soleil trop pâle
entré par effraction dans la maison
Et puis vient toujours ce moment
Oú ton absence se frotte à mon silence
alors je t’écris pour te parler du vent;
de la mer qui redescend…
Des cendres dans la cheminée
sur lesquelles j’ai soufflé
et de la poussière que j’ai maintenant
dans les cheveux…
Comme si ce n’était que ça, la vie
une poignée de sable
qui me filerait entre les doigts
andante, andante
C’est en tout cas comme ça
que je passe mon temps en sniffant
l’oreille d’un ours en peluche borgne,
et que les souvenirs d’été trépassent
Il suffit de regarder les feuilles mortes
qui volent en spirale le soir dans le jardin
pour comprendre que c’est reparti
sur le même tempo que l’année d’avant;
qu’avant l’allégro de l’éternel recommencement
au prochain printemps,
cet andante va durer jusqu’à l’hiver
Entre temps l’ours en peluche
qui aura perdu sa deuxième oreille.
sera toujours borgne.

SOlène
17/10/2021
© Tous droits réservés – 2021

 

3

 LUMIÈRE D’AUTOMNE*

Le samedi matin
je bois mon café au lit
une moustache de lait
autour de mes rêves
les cheveux devant les yeux
je ne vois que du bleu
celui du ciel…
Puis dans le bleu du ciel,
les nuages qui passent
comme la caresse du vent
sur l’océan
Ou même encore
le blond soleil sur mon corps
qu’il pénétre de ses rayons
Et c’est si bon
que je ne suis plus
que ce corps
qui se baigne
dans l’or
de sa douce
lumière d’automne

SOlène
23/10/2021
© Tous droits réservés – 2021

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WHAT ELSE ?

Absente jusqu’au 5 novembre ( au moins) en raison des vacances scolaires et de  déplacements, je ne pense pas, de toute façon, publier de nouveaux poèmes – du moins de moi sur ce blog avant un certain temps. J’ai choisi pour le moment d’aller à la rencontre de nouveaux lecteurs sur invitations ( expos, vernissages, salons du livre… )…
Je vous souhaite une bonne semaine. Prenez soin de vous. A bientôt.
Amitiés
SOlène

LUMIÈRE D’AUTOMNE…

Humeur du moment

 

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d’orange…Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront. (Aragon)….

Lever de soleil sur le pont de Ré….

LUMIÈRE D ‘AUTOMNE

Le samedi matin
je bois mon café au lit
une moustache de lait
autour de mes rêves
les cheveux devant les yeux
je ne vois que du bleu
celui du ciel…
Puis dans le bleu du ciel,
les nuages qui passent
comme la caresse du vent
sur l’océan
Ou même encore
le blond soleil sur mon corps
qu’il pénétre de ses rayons
Et c’est si bon
que je ne suis plus
que ce corps
qui se baigne
dans l’or
de sa douce
lumière d’automne

SOlène
23/10/2021
© Tous droits réservés – 2021

WHAT ELSE ?

 

.... Legends of the fall/Légendes d’automne: film américain réalisé par Edward ZWICK d’après une nouvelle de Jim Harisson/BO James HORNER…