Le printemps reviendra, il revient toujours… S/ « Amour et printemps » ( Roberto Alagna)

Émoi d’automne
Mais le printemps reviendra
Il revient toujours

Merci à André

APPELONS CELA L’ ESPOIR

Et quand bien même, au bord de ta vie rêvée
tu vis toujours sous les mêmes cieux que lui
c’est sur la passerelle de l’Utopie que tu l’attends encore ce soir
Ce n’est pas tant la nostalgie du temps qui est passé
que la mélancolie de ce qui ne sera plus.
Tu essaieras d’autres fois de ne plus montrer tes sentiments
Et de les dire, encore moins !
Mais dans les limbes des draps
c’est à corps perdu que tu l’aimeras encore
De votre histoire, il ne reste dans le gris du ciel
que le tracé des oiseaux migrateurs
Dieu seul sait la trajectoire du vol
et toi-même, tu ignores la destination
tout comme le souffle du vent qui fait frissonner le lac
à l’endroit où ton regard se noie, quand
tu prétends avoir touché le fond.
Mais c’est juste parce que tu n’as plus plus les mots
pour dire ton hiver intérieur quand tout gèle en toi
Même l’inspiration !
Alors toi qui pense avoir tout perdu
regarde donc les arbres nus, là-bas
Tous les ans ils perdent leurs feuilles
Et pourtant ils sont là, debout
à attendre des jours meilleurs
Appelons cela, l’espoir.

Merci à Ludivine…

À TOI

Hier après-midi j’ai marché dans le marais
A travers pré et tout au long des chemins de halage
Jusque dans les herbes hautes de ces endroits sauvages et secrets
Où les touristes ne vont pas
J’ai croisé un jeune cerf – je crois que c’était un cerf
Qui cherchait un peu de fraîcheur à côté d’un vieux puits
Où l’on entend sourdre l’eau sans la voir
Un âne du Poitou esseulé dans son pâturage baigné par la douce lumière d’été
Des hérons cendrés et quelques ragondins
Puis j’ai bu une bière tiède, assise au bord de l’eau
Et là, j’ai regardé passer les barques avec des gens
Qui me faisaient des signes de la main
Entre frênes têtards, libellules et chants d’oiseaux
Elles glissaient lentement sur les lentilles d’eau
Quand un des bateliers a arrêté la sienne
Pour faire sa démonstration de feu d’eau
Remuant la vase avec sa rame pour libérer le gaz
il a ensuite approché son briquet et le gaz s’est enflammé

Je finirai dans la journée ce recueil de poèmes écrits pour toi
Que le plus grand nombre sans doute lira
Mais peu importe, au fond, ce que les autres croient
L’important c’est que toi tu saches le pourquoi du comment
Je me suis improvisée poétesse cet hiver-là
Où il faisait si froid que le vent en soufflant
Secouait les volets qui grinçaient des nuits entières
Et les saules que j’ entendais gémir dans des brumes interminables

Personne ne saura jamais tout ce qu’on s’est dit
Ni rien, non plus, de nos étreintes fulgurantes certaines nuits de pleine lune
Quand je devenais ta louve à toi, à la lueur d’un feu de bois
Plus tard la poésie m’aura permi de comprendre
Qu’on peut être une jeune-femme et à la fois une vieille âme
Et que du manque, nait le désir, nous sommes donc des enfants du désir
Toi que j’ai sûrement connu et aimé dans une vie antérieure
On se retrouvera dans une autre, pour ne plus se quitter, c’est certain
En attendant je ne sais plus quoi te dire que tu ne saches déjà
Si l’hiver prochain te semble long
si certaines nuits de grande solitude tu as froid
Alors dis-toi que le printemps reviendra, il revient toujours

Extraits de « Le printemps reviendra, il revient toujours », recueil de poésie paru le 21 septembre 2020,

Merci à Stéphanie….

RÉSUMÉ

Tu sauras que dans chacun de ces mots, dans la mélodie de chaque poème de ce recueil, sur chacune de ces pages si fortement iodées, il n’aura été question que de toi, cette incroyable coïncidence entre toi et l’amour que je ressens pour toi. L’amour de la vie, l’amour de la mer, l’amour de l’amour. Depuis la nuit des temps. Tu sauras qu’entre toi, ces poèmes écrits pour toi et leurs mots conçus parfois entre les draps froissés, engendrés dans les brumes de ces matins gris au goût sucré salé d’embruns et de café au lait au lit, je n’ai écrit que pour toi, même avant notre première nuit, même dans le temps de ce long et vieux chagrin qui l’a précédée. En tout cas, bien avant que ton entrée en mon âme la pacifie. SOlène

La poésie peut guérir tous les maux. – Fernando Pessoa…

Le printemps reviendra, il revient toujours

(Clic, c’est un lien)

🎧

𝗔𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗣𝗿𝗶𝗻𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀

Tendre amour, fol amour,
Dont l’étreinte nous ensorcelle,
Fol amour, tendre amour,
Tu m’enchaînes nuit et jour

Doux printemps, beau printemps,
Dont la fièvre nous entraîne,
Doux printemps, beau printemps,
Brûles-tu mes vingt ans ?

Amour et printemps vos charmes
Nous enivrent et nous désarment,
Pour vous séduire en un instant,
Qui nous gagne éternellement.

Amour et printemps vos âmes
Nous attirent et nous désarment,
Pour vous suivre rien qu’un instant,
Je me donne éternellement.

Tendre amour, fol amour
Dont l’étreinte nous ensorcelle
Fol amour, tendre amour,
Tu m’enchaînes pour toujours.

Doux printemps, beau printemps,
dont la fièvre nous entraînent,
Doux printemps, beau printemps,
Nargues-tu mes tourments ?

Amour et printemps vos larmes
Nous attristent et nous alarment,
Pour vous résister un instant,
Je vous perds éternellement.

Amour et printemps vos charmes
Nous enivrent et nous désarment,
Pour vous servir un instant,
Je me damne éternellement.

Tendre amour, fol amour,
Dont l’étreinte nous ensorcelle,
Fol amour, tendre amour,
Tu m’enchaînes sans retour …
Tu m’enchaînes sans retour …
Tu m’enchaînes sans retour …
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« Amour et printemps, vos charmes nous enivrent et nous désarment » … Paroles de David Alagna sur la valse d’Emile Waldteufel…