L’effet Jaenada

« Mon rêve, c’est un livre qu’on arrive pas à lâcher et quand on l’a fini on voudrait que l’auteur soit un copain, un super-copain et on lui téléphonerait chaque fois qu’on en aurait envie. » -J D Salinger, L’attrape-coeurs…

Chez Sylvain: lecture au coin du feu de

Chez Sylvain: lecture au coin du feu de « La petite femelle » -Philippe Jaenada, Editions Julliard…

Sand (SMS 19 :57) : Suis à la page 517 ; MDR l’histoire d’Yvonne et Pierre Chevalier.

Moi (Réponse) : Ah oui ? Faut que je saute des pages, alors…

Sand (SMS 20 :10) : Ah, la Yvonne, quelle cochonne ! Et pan, privé de quéquette ! Il l’a bien cherché le Pierrot… « Enfin quoi, flûte ».

Moi (Réponse) : 😀

Sand : SFR te facture au nombre de mots ?

Moi : Non mais j’ai la flemme d’écrire (En réalité j’suis en train de lire de mon côté. Un passage certes beaucoup moins drôle, mais captivant. Et bouleversant à la fois) Hi, hi, hi !!!

Sand : Suis contente de moi… Ha, ha, ha !!!

Moi : De toi ?

Sand : C’est l’effet Jaenada.

Moi : Fais lui une DA sur FB

Sand : une Déclaration d’Amour ?

Moi : Banane ! 😀

Sand : Ha, ha, ha !!! Même que je vais aller me coucher avec lui. J’vais faire ma Pauline, quoi. Ma Pauline du Nord de Dunkerque et sa petite mer du Nord.

Moi : Waw !

Sand : Attention à la facture SFR. « Waw », ça compte dix points au scrable. Ha, ha, ha !!!

(Sauf que moi, j’suis à un moment de très forte intensité dramatique, et… je commence à renifler –p’tain, j’suis en train de chialer ! Même que j’fais pas semblant. C’est aussi ça l’effet Jaenada)

Incroyablement humain et vivant...

Incroyablement humain et vivant… « La petite femelle » de Philippe Jaenada

Quatrième de couverture:

Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d’assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n’est-elle, au contraire, qu’une jeune fille libre qui revendique avant l’heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n’a jamais voulu écouter ce qu’elle avait à dire, elle que les soubresauts de l’Histoire ont pourtant broyée sans pitié.

Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d’un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Il nous livre ici un roman minutieux et passionnant, auquel, avec un sens de l’équilibre digne des meilleurs funambules, il parvient à greffer son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions. Un récit palpitant, qui défie toutes les règles romanesques.

Dans cette vidéo de Maxime Reychman (musique d’Etienne Mialet, propos recueillis par Betty Mialet), Philippe Jaenada nous parle de  « La Petite femelle”
En lice pour l’interallié ! 

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« Prix des lecteurs du Maine libre 2015 »

Les toutes premières lignes:

Je suis comme les bébés, quand la nuit tombe, j’ai besoin d’un whisky. Eux, les pauvres, ne peuvent que pleurer, hurler, gémir pour les plus coriaces, passer seuls ce moment bancal, triste et inquiétant de la fin du jour –on m’en parlait, je n’y croyais pas jusqu’à ce que je le constate sur mon fils, lors de ses premiers mois sur terre: dès qu’on commence à respire, on a sombrement, profondément conscience d’un Malheur vers dix-sept heures en hiver, plus tard en été, la sensation de perdre quelque chose. Ensuite avec l’âge et l’entraînement, on se débrouille, certains passent des coups de fil ou regardent n’importe quoi à la télé, d’autres se mettent à courir autour du pâté de maison en tenue de sport, ma femme joue de la trompette, les plus fatalistes ou les plus faibles boivent quelques verres. De whisky, donc, pour moi. Ca m’aide, m’éloigne, estompe les changement de lumière, mais à cinquante ans, vingt ans comme à six mois, même enfoui, le malaise persiste. Surtout ces temps-ci, quand je pense à Pauline Dubuisson.

WHAT ELSE?

WHAT ELSE ?

Voyage en Suède*

L’Âme des soleils noirs*

(Clic et re-clic! )

Attention big coups de coeur….

12 réflexions au sujet de « L’effet Jaenada »

  1. Alors voilà, hier, il n’a pas eu le Prix Interallié comme nous l’espérions. Il l’aurait amplement mérité pour ce coup de maître qu’est “La petite femelle”, mais il se trouve que ce n’est pas toujours une question de mérite Du coup, à l’heure de la pause café, avec Sand, on s’est consolé mutuellement comme a pu, se disant que le plus important, c’est la reconnaissance des lecteurs Aussi je m’adresse à ceux qui parmi vous, ne l’auraient pas encore lu: n’hésitez pas, profitez du week-end pour vous y plonger. Non seulement vous comprendrez notre engouement, mais vous passerez de grands moments de lecture. De ces moments inoubliables où, du rire aux larmes en passant par la révolte aussi parfois, les émotions, toutes les émotions vous attendent au détour des pages. 703 pages exactement. Et je suis prête à parier que comme nous, vous aurez le culot d’en redemander. Vivement le prochain Philippe Jaenada!!!

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  3. Et puis, hier 12 mars 2016, Philippe Jaenada a obtenu le Prix Mejanes Ecrivains du Sud pour La petite femelle, alors que Delphine de Vigan, Christine Angot et Boualem Sansal étaient en lice. Félications à Philipe!!!
    Après “La petite femelle”, je n’ai eu qu’une envie: partir à la découverte de l’oeuvre de Philippe Jaenada. C’est chose faite, j’ai tout lu depuis… Alors vivement le prochain Jaenada!!!

    Aimé par 2 personnes

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