LE PARADIS DANS L’ÂME

Humeur du moment

Photo mise à la une: le chèvrefeuille en fleurs aux Portes en Ré…. @solenev79

📖

Je lis à pas feutrés de louve pleine de son petit
Pour ne pas déranger l’ordre des choses.
Du doigt j’effleure l’étoffe soyeuse des vers
en tournant les pages de notre histoire
à jamais gravée en lettres d’or et d’ange
à même le grain de ma mémoire…

SOlène, extrait de « *« VENTS D’ANGES »  in « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été » ( A paraître)

Mon premier recueil de poésie, « Le printemps reviendra, il revient toujours »…

 

RÉVEIL *

Un dernier cri d’amour a percé les étoiles
La graine n’a plus qu’à germer
au creux des entrailles de la femme
Plage de silence balayée par un vent de mer
A l’ heure des premières fournées de pain
Des herbes folles d’idées
Et des mots tout chauds
Trempés dans la rosée
À l’orée de l’aube

Rien ne peut calmer la faim d’écrire
Je laisse dormir ton ombre au fond du jardin
C’est sûrement l’effet du soleil
Qui donne à juillet ses couleurs
Son parfum de glycine
Où butinent des abeilles
Et son goût de miel
A l’heure où je me réveille dans le lit de ta voix
Trop plein de toi encore une fois
Au moment où le rêve s’éteint
Aux portes du matin….

SOlène
01/07/2020

☆☆☆

RIEN D’AUTRE QUE ÇA *

Passant dans le feuillage éblouissant de vert
Écoute dit le souffle du vent
Le bonheur, ce n’est rien d’autre que ça
Ces rires d’enfants sous ta fenêtre
Et le piallement des moineaux
Ne se souciant pas du lendemain

Montant lentement à son zénith au plus haut du ciel
Regarde, reprend le soleil
L’amour ce n’est rien d’autre que ça
Ce rayon de lumière qui danse
Sur ton drap éclatant de blanc
Et les grains de silence
aussi légers que des poussières d’or
Dans la pénombre de ce matin d’été
Rempli par l’absence de l’être aimé

Aussi je sais bien, mon amour
Que le froissement d’ailes des papillons
Frôlant à peine cette petite fleur sauvage
Poussée en bordure du temps
Ce n’est rien d’autre que ça:
Tout ce qui ne dépend pas de toi, ni de moi
Mais qui pourtant éclaire nos vies chaque jour
Et ça suffit bien
C’est même beaucoup
Tout comme cette encre qui coule
Pour te dire toujours à peu près la même chose:
Je t’aime
Rien d’autre que ça: je t’aime… Et puis voilà.

Solène
26/06/2020

☆☆☆

J’AIME ( Poème d’amour)*

J’aime ces nuits de pleine lune
Que tu restes comme ça, en moi
Bien après qu’on ait joui
J’aime quand tu dis « my louv’ à moi »
Et que ta voix effleure ma peau
Comme une brise légère venue de la mer
Ou même encore, un souffle court
Au même moment que tes doigts
Puis quand la nuit s’en est allée
J’aime ces matins-là de janvier
Être réveillée par tes lèvres sur les miennes
Et la flagrance miélée des mimosas
Qui, sur l’île endormie par la froide saison
Ont fleuri, prenant l’hiver pour l’été austral
Petites perles du soleil, comme celles jaune lumière
Que j’aime voir briller dans la pupille de tes yeux
A l’heure d’un premier café pris à deux
Moment d’éternité qui se pose sur nos vies
Comme les oiseaux du jardin sur leurs branches
Instants fragiles mais si doux
Où j’aime alors à penser que nous
Ce sera comme la mer…
La mer qui dure depuis le commencement.

SOlène
12/01/2020

Les trois poèmes ci-dessus sont extraits de mon premier recueil de poésie, « Le printemps reviendra, il revient toujours » paru chez TheBookEdition le 21 septembre 2020.

Clic ICI *

« J’écoutais battre le tambour du coeur. Je sentais sur ma joue la main du soleil : un seul printemps et c’était tous les printemps, une seule seconde de vie et la vie était vécue dans sa totalité. L’amour c’est quand quelqu’un se met à vous parler comme une rivière, comme une étoile ou comme la fleur du chèvrefeuille. » – L’homme-joie de Christian Bobin…

« J’ai le paradis dans l’âme » – Georges Sand… ( Je suis aux anges, j’adore le parfum du chèvrefeuille)

WHAT ELSE ?

Vacances j’oublie tout. Vous allez me dire, « c’est normal ». Oui, sauf que c’est au point que j’en perds jusqu’à la notion du temps. Hier mercredi, je me croyais jeudi (j’ai posté le billet qui était prévu pour aujourd’hui. Heureusement j’avais celui-ci sous le coude)…
Enfin bref, ce matin, j’avais l’impression d’être samedi. Allez savoir pourquoi, après une bonne nuit dans les bras de Morphée, j’avais carrément zappé vendredi. Le temps passe vite, mais quand même !
Heureusement, nous ne sommes que jeudi – a moi, les petits oiseaux ! Dosée, je suis, bien qu’il ne fasse pas super beau depuis le début juillet. De toute façon, quelque soit les couleurs du ciel, Ré la blanche est toujours belle. Un rêve, cette île ! Plein, les yeux ! Je ne m’en lasserai jamais…

Le phare des baleines, déjeuner de fruits de mer et balade dans les venelles…

La plage de Trousse chemise… et le paradis, j’vous dis !

YOU CAN DREAM…

L’apothéose !

La beauté agit
même sur ceux
qui ne la voient
pas
Jean Cocteau

SOIRS D’ÉTÉ… SUIVI PAR « JE PENSE ENCORE À TOI »

Humeur du moment

UN RIEN DE LUMIÈRE…

« La liberté ne va pas avec le bonheur. Elle va avec la joie. La joie est comme une échelle de lumière dans notre coeur. Elle mène à bien plus haut que nous, à bien plus haut qu’elle : là où plus rien n’est à saisir, sinon l’insaisissable. » – Éloge du rien de Christian Bobin…

SOIRS D’ÉTÉ

Il est des soirs d’été, comme ça
où j’aime m’asseoir en terrasse
sur le vieux port face aux tours,
pour contempler ce ciel de juillet
que le soleil en s’ y éternisant
au dessus de la mer enivrée,
embrase de rouge et d’orangé
pour, de ses rayons encore chauds
comme autant de coups de pinceaux
sur un tableau de maître,
tâcher de mouettes rieuses
l’immuable paysage alentour,
que le souvenir devenu lointain
rendra un jour immobiles
et silencieuses à jamais.

Je suis là, seule, devant un mojito
qu’en ces instants de fulgurance,
je sirote sans penser a rien d’autre
qu’a ces éclats de joie éphémères
dont je me souviendrai plus tard
comme d’une éternité, quand
je t’oubliais en les poètisant
dans le temps du monde qui,
pourtant, nous est compté –
on le sait.
Mais c’est bien là, toute la magie
de certains soirs d’été.

SOlène
06/07/2021
(Tous droits résevés)

 

🎧

Je suis entré dans l’église
Et je n’y ai vu personne
Que le regard éteint du plâtre des statues
Je connais un endroit où il n’y a rien au-dessus
Je pense encore à toi.
J’aurais dû me méfier des vents qui tourbillonnent
De ces pierres qui taillent cachées sous l’eau qui dort
De ces bouts de ruisseaux qui deviennent des ports
Je pense encore à toi.
On m’avait dit que tout s’efface
Heureusement que le temps passe
J’aurai appris qu’il faut longtemps
Mais le temps passe, heureusement, heureusement.

J’ai croisé le mendiant qui a perdu sa route
Dans mon manteau de pluie je lui ressemble un peu
Et puis j’ai ton image plantée dans les yeux
Je pense encore à toi.

Francis CABREL

@solenev79… sans la moindre retouche, aucune !

WHAT ELSE ?

Aujourd’ hui, je vous emmène à Ars en Ré, non pas chez Philippe Sollers ni chez Lionnel Jospin, mais pour visiter l’église catholique Saint Etienne. A la fois monument emblématique de l’île et classé au titre des monuments historiques, il a été construit au XVe siècle. Se détachant à l’horizon, il est reconnaissable de loin par son clocher pointu blanc avec sa flèche noire qui sert d’amer pour les marins en navigation dans les Pertuis…

Aussi la toute première fois que j’ai posé le pied dans cette église, il s’est produit une sorte de petit miracle. Ou que du moins, j’ai vécu comme tel. C’etait en été, il faisait très chaud ce jour-là. J’avais le coeur lourd parce que je me faisais du souci pour une personne de ma famille, alors hospitalisée à La Rochelle.
Je ne sais pas prier pour demander, mais j’ai fait brûler un cierge. Puis, agenouillée, j’ai laissé couler les larmes…
La flûte de pan, la fraîcheur des lieux… et surtout cette merveilleuse sérénité qui y régnait, mon coeur s’est allégé d’un coup et je me suis senti pénétrée par la grâce. Non, non, je n’étais pas dosée par quoi que soit. Toujours est-il que lorsque je suis rentrée, cette personne qui m’est si chère, était, elle, sortie de l’hôpital. Le soir même, on allait manger des fruits de mer sur le port de Saint-Martin.
Depuis, dès que je suis sur l’île, je vais régulièrement me recueillir dans cette église.

Vous me suivez ? 

Le très célèbre Curé, Jean-Marie Vianney (08/05/1786 – 04/08/1859) dit le saint Curé d’Ars est un prêtre catholique qui fut le curé de la paroisse d’Ars-sur-Formans ( situé dans la Dombes) pendant 41 ans. Vénéré par l’Église, il a été nommé patron de tous les curés de l’Univers par le pape Pie XI en 1829…

Je ne sais pas prier pour demander, alors la lumière que j’offre est un peu de mon bien, un peu de mon temps, un peu de moi-même…. Cette lumière qui brille symbolise ma prière  que je continue tout en m’en allant… 

Tapisserie de 5,80×3,00 réalisée d’après une œuvre originale de madame Lavigile  par une centaine de bénévoles  des dix communes de l’île de Ré au profit du téléthon

 

Ces photos numériques sont issues de mes albums personnels, mais n’ont pas forcément été prises le même jour….

« On ne se souvient pas des jours, on se souvient des instants.” – Cesare Pavese, Le Métier de vivre…