FLÂNER ENTRE LES INTERVALLES

Humeur du moment

Tout peut arriver
d’un instant à l’autre

Tout peut arriver
à soi comme à d’autres

Tout peut arriver
et peut repartir

Tout peut s’écrouler
et se rebâtir

A toute heure du jour
la haine et l’amour

Tout peut s’enflammer
et se refroidir

Tout peut se faner
et refleurir

Tout peut basculer
du meilleur au pire

Un mot de travers
un acte manqué
une tuile, un pavé
une rose, un baiser

Tout peut s’aggraver
ou bien s’arranger
avec le sourire

Jacques HIGELIN, « Flâner Entre Les Intervalles »

Coup de ❤

Bien sûr, on le sait poète. Grand maître de l’improvisation, capable d’enchanter le monde dans ses refrains. On l’imagine moins absorbé dans le silence, penché des heures durant sur ses cahiers. Inspiré, concentré, traquant sans se lasser le mot le plus juste, le plus pertinent, le plus étonnant.

Tel est pourtant Jacques Higelin. Auteur acharné qui, depuis près de quarante ans, noircit des pages où se côtoient l’humour, le désir, les tourments, le plaisir, la sagesse, la folie.

Ce trésor d’écriture, il l’avait jusqu’ici gardé secret.

Aujourd’hui. Jacques Higelin a choisi de publier une centaine de ces textes inédits, longs ou brefs, épiques ou incisifs, écrits entre 1982 et 2015. Par petites touches, le livre nous dévoile aussi quelques-uns de ses secrets d’écriture.

Un recueil tour à tour drôle, surprenant, bouleversant. Ode à la créativité et à la liberté.

4ème de couverture

WHAT ELSE ?

..🎧

 

….( j’adore !)

Dimanche 01/08/2021

Voilà, c’est l’heure de nous faire la bise virtuellement (mais le cœur y est). Je pars dès demain lundi, sillonner à travers la France, mon si magnifique pays, pour voir ( ou revoir) des amis, découvrir ( ou retrouver) d’autres merveilleux et sauvages paysages… Et surtout, surtout me déconnecter de la toile, pour mieux me (re)connecter à belle dame nature, et m’y ressourcer. Et pourquoi pas jusqu’à m’y perdre dans l’immense et mystérieuse forêt ardennaise ? Sur les pas de Rimbaud, Verlaine, Georges Sand…et de mon arrière-grand-père ( père de ma vraie grand-mère  maternelle que je n’ai pas connue). Pour encore mieux me retrouver, entre brume et sentier ! Puis quand je reviendrai, je serai une autre

On se donne rendez-vous à la rentrée de septembre ? Tout de suite après la saison estivale, je serai de retour ici ou là, sur le chemin de vos blogs.

En attendant, prenez soin de vous. La vie est si courte et si fragile, profitez, profitez !! A bientôt, les zaminautes !

SOlène

PS: une petite dernière pour la route ?

 

LE PARADIS DANS L’ÂME

Humeur du moment

Photo mise à la une: le chèvrefeuille en fleurs aux Portes en Ré…. @solenev79

📖

Je lis à pas feutrés de louve pleine de son petit
Pour ne pas déranger l’ordre des choses.
Du doigt j’effleure l’étoffe soyeuse des vers
en tournant les pages de notre histoire
à jamais gravée en lettres d’or et d’ange
à même le grain de ma mémoire…

SOlène, extrait de « *« VENTS D’ANGES »  in « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été » ( A paraître)

Mon premier recueil de poésie, « Le printemps reviendra, il revient toujours »…

 

RÉVEIL *

Un dernier cri d’amour a percé les étoiles
La graine n’a plus qu’à germer
au creux des entrailles de la femme
Plage de silence balayée par un vent de mer
A l’ heure des premières fournées de pain
Des herbes folles d’idées
Et des mots tout chauds
Trempés dans la rosée
À l’orée de l’aube

Rien ne peut calmer la faim d’écrire
Je laisse dormir ton ombre au fond du jardin
C’est sûrement l’effet du soleil
Qui donne à juillet ses couleurs
Son parfum de glycine
Où butinent des abeilles
Et son goût de miel
A l’heure où je me réveille dans le lit de ta voix
Trop plein de toi encore une fois
Au moment où le rêve s’éteint
Aux portes du matin….

SOlène
01/07/2020

☆☆☆

RIEN D’AUTRE QUE ÇA *

Passant dans le feuillage éblouissant de vert
Écoute dit le souffle du vent
Le bonheur, ce n’est rien d’autre que ça
Ces rires d’enfants sous ta fenêtre
Et le piallement des moineaux
Ne se souciant pas du lendemain

Montant lentement à son zénith au plus haut du ciel
Regarde, reprend le soleil
L’amour ce n’est rien d’autre que ça
Ce rayon de lumière qui danse
Sur ton drap éclatant de blanc
Et les grains de silence
aussi légers que des poussières d’or
Dans la pénombre de ce matin d’été
Rempli par l’absence de l’être aimé

Aussi je sais bien, mon amour
Que le froissement d’ailes des papillons
Frôlant à peine cette petite fleur sauvage
Poussée en bordure du temps
Ce n’est rien d’autre que ça:
Tout ce qui ne dépend pas de toi, ni de moi
Mais qui pourtant éclaire nos vies chaque jour
Et ça suffit bien
C’est même beaucoup
Tout comme cette encre qui coule
Pour te dire toujours à peu près la même chose:
Je t’aime
Rien d’autre que ça: je t’aime… Et puis voilà.

Solène
26/06/2020

☆☆☆

J’AIME ( Poème d’amour)*

J’aime ces nuits de pleine lune
Que tu restes comme ça, en moi
Bien après qu’on ait joui
J’aime quand tu dis « my louv’ à moi »
Et que ta voix effleure ma peau
Comme une brise légère venue de la mer
Ou même encore, un souffle court
Au même moment que tes doigts
Puis quand la nuit s’en est allée
J’aime ces matins-là de janvier
Être réveillée par tes lèvres sur les miennes
Et la flagrance miélée des mimosas
Qui, sur l’île endormie par la froide saison
Ont fleuri, prenant l’hiver pour l’été austral
Petites perles du soleil, comme celles jaune lumière
Que j’aime voir briller dans la pupille de tes yeux
A l’heure d’un premier café pris à deux
Moment d’éternité qui se pose sur nos vies
Comme les oiseaux du jardin sur leurs branches
Instants fragiles mais si doux
Où j’aime alors à penser que nous
Ce sera comme la mer…
La mer qui dure depuis le commencement.

SOlène
12/01/2020

Les trois poèmes ci-dessus sont extraits de mon premier recueil de poésie, « Le printemps reviendra, il revient toujours » paru chez TheBookEdition le 21 septembre 2020.

Clic ICI *

« J’écoutais battre le tambour du coeur. Je sentais sur ma joue la main du soleil : un seul printemps et c’était tous les printemps, une seule seconde de vie et la vie était vécue dans sa totalité. L’amour c’est quand quelqu’un se met à vous parler comme une rivière, comme une étoile ou comme la fleur du chèvrefeuille. » – L’homme-joie de Christian Bobin…

« J’ai le paradis dans l’âme » – Georges Sand… ( Je suis aux anges, j’adore le parfum du chèvrefeuille)

WHAT ELSE ?

Vacances j’oublie tout. Vous allez me dire, « c’est normal ». Oui, sauf que c’est au point que j’en perds jusqu’à la notion du temps. Hier mercredi, je me croyais jeudi (j’ai posté le billet qui était prévu pour aujourd’hui. Heureusement j’avais celui-ci sous le coude)…
Enfin bref, ce matin, j’avais l’impression d’être samedi. Allez savoir pourquoi, après une bonne nuit dans les bras de Morphée, j’avais carrément zappé vendredi. Le temps passe vite, mais quand même !
Heureusement, nous ne sommes que jeudi – a moi, les petits oiseaux ! Dosée, je suis, bien qu’il ne fasse pas super beau depuis le début juillet. De toute façon, quelque soit les couleurs du ciel, Ré la blanche est toujours belle. Un rêve, cette île ! Plein, les yeux ! Je ne m’en lasserai jamais…

Le phare des baleines, déjeuner de fruits de mer et balade dans les venelles…

La plage de Trousse chemise… et le paradis, j’vous dis !

YOU CAN DREAM…

L’apothéose !

La beauté agit
même sur ceux
qui ne la voient
pas
Jean Cocteau