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Humeur du moment

Photo mise en avant: le lac des Taillères, la Brévine ( petite Sibérie de la Suisse) 🇨🇭

La poésie peut-elle nous sauver ? J’en suis convaincue. Sauf qu’on ne décide pas comme ça, un beau jour, d’écrire de la poésie. Il faut qu’elle soit déjà là, en nous; dans notre façon de vivre, d’être, de penser… Et la matière première d’un poème n’est pas la parole, mais l’infinie douceur d’un seul infini; celui de l’amour qui coule dans nos veines. C’est avec ce sang-là vieil or de l’amour et un peu de songe que la poésie s’écrit. Inspiration… respiration… Chaque poème est une émotion cueillie sur l’instant. Chaque instant est éternité. il n’y a pas de temps futur en amour. Aujourd’hui est toute la vie. Demain est la continuation d’aujourd’hui….

QUATRIÈME DE COUVERTURE

(…)

en relisant ces poèmes en prose
écrits pour toi l’hiver dernier.
Je me demande ce matin
de quoi d’autre j’aurais besoin
en dehors de ta présence
ou de la mélodie de ta voix
dans ce merveilleux silence ouaté
qui illumine plein jour ces îles de nuit
de ce qui fut notre amour ?
Je lis à pas feutrés de louve pleine de son petit.
Pour ne pas déranger l’ordre des choses.
Du doigt j’effleure l’étoffe soyeuse des vers
en tournant les pages de notre histoire
à jamais gravée en lettres d’or et d’ange
à même le grain de ma mémoire…

Alors le pétale d’un coquelicot nouveau,
comme un souffle nécessaire
dans la brise neigeuse des maux d’hier
me rappelle ce que l’éternité
doit à l’éphémère;
et à quel point je t’aimais quand,
au milieu de l’hiver, j’ai découvert
en moi un invincible été*.

© Tous droits réservés – 2020/ 2021

 

 

WHAT ELSE ?

FEMME QUI COURT AVEC LES LOUPS*

🎧

Très  très  bon lundi à vous tous !

À  bientôt

SOlène

 

Ah si seulement avec une goutte de poésie ou d’amour, nous pouvions apaiser la haine du monde ! – Pablo Neruda…

 

🙏

Remerciements à Sandrine et Jean-Louis qui savent pourquoi. Ainsi qu’à Jazzy, Colette, Marie et Ugetse pour leur soutien d’autant plus précieux qu’il a toujours été sans faille, non seulement lors de l’écriture des poèmes de ce recueil, mais depuis si longtemps, déjà. Et, enfin, merci également à l’ensemble de mes lecteurs sur WordPress et sur Facebook.

JE VIS PAS MA VIE, JE LA RÊVE

Humeur du moment

Le soleil se lève et moi aussi
C’est comme une maladie,
Que j’aurais chopé quand j’étais tout petit
Et qui va pas m’lâcher
Avant qu’j’en crève

Jacques HIGELIN
Extrait de « Parc Montsouris » (Album « Tombé du ciel »)

.

J. H. comme jeune-homme. Éternel jeune-homme… Poète lunaire, grand amoureux des mots, baladin charmant (et charmeur), troubadour fan de Trenet depuis sa plus tendre enfance…Enfant rebelle devenu plus tard électron libre, fantasque et provocateur, un peu lutin… il était souvent là où on ne l’attendait pas; en tout cas, émouvant et humble, toujours…. Jacques Higelin croquait la vie; il était curieux de tout; parfois capable d’extravagances verbales comme de renfermements soudains… Un artiste unique, vraiment à part dans le monde de la chanson française, et particulièrement attachant !

Cela a fait trois ans le 6 avril dernier, qu’il nous a quitté. Oui, déjà. Mais, heureusement, il nous a laissé, en plus de ses chansons, des petits bijoux d’écriture; des poèmes et des textes bouleversants.

Dans « Je ne vis pas ma vie, je la rêve », Jacques Higelin nous dit tout (ou presque). Le titre de ce livre co-écrit avec Valérie Lehoux ( journaliste à Télérama ) résume à la perfection le ton du livre. Un récit à double voix narrative, avec l’écriture de Jacques Higelin alternée par celle de Valérie Lehoux dont les commentaires s’insèrent avec pudeur ( afin de respecter celle du chanteur) et beaucoup de délicatesse dans chacun des chapitres, où ce qui doit rester privé le reste (pas de photos)… Mais si on connaît l’amour d’Higelin pour ses 3 enfant, Arthur H, Ken et Izia, on découvre en 400 pages, l’enfant qu’il fut, puis l’homme ( si touchant) qui a su garder son âme d’enfant… C’est rempli d’anecdotes, d’histoires de rencontres, de confidences…
Si maître Jacques,i le chanteur se montre exubérant sur scène et quelques fois sur des plateaux TV, l’homme, lui, est secret et sensible. Alors il « nous dit ce qu’il veut bien nous dire. Mais quand il le fait, c’est avec franchise et sans détour »…
Fan ou pas d’Higelin, que du bonheur dans ce livre. Du coup, j’ ai envie de dire, « champagne pour tout le monde. Et du caviar pour les autres ». Un bien beau et grand moment de lecture * ( vous l’aurez compris: je l’aime, moi, Jacques Higelin).

SOlène

PS:  sorti en livre de poche également

 

Un peu de douceur (s) dans ce monde de brutes… Coup de ❤

 

4ème de couverture :

J’entendais ma grand-mère chanter dans le jardin. Elle avait une voix délicieuse. Après le boulot, mon père se mettait au piano et nous accompagnait. Plus tard dans la soirée, avant d’éteindre la lumière, il nous racontait des histoires, à Paulo et à moi. Je m’endormais au son de l’harmonica de mon papa. C’est drôle… Pendant des années, j’ai joué un air de guitare à Izïa et chanté au pied de son lit pour l’aider à s’endormir.

Cinquante ans après son premier enregistrement ; quarante ans après la déflagration rock de BBH ; trente ans après son gigantesque spectacle de Bercy, Jacques Higelin se raconte. Et raconte ceux qui comptent pour lui. La naissance dans la guerre, la découverte du jazz puis du théâtre, le service militaire en Algérie, les spectacles expérimentaux avec Brigitte Fontaine, la vie en communauté, la drogue, la tornade du rock, les années dans la dèche, les grandes mises en scène, les peurs et les bonheurs, les voyages, les enfants… Un chemin de liberté folle et de découvertes permanentes, sur lequel on croise, entre autres, des cascadeurs, le guitariste Henri Crolla, Moustaki, Peter Brook, Jacques Canetti, un conteur de Marrakech, Trenet, Jacno ou Barbara.

Ce voyage, Jacques Higelin le fait aux côtés de la journaliste Valérie Lehoux, critique à Télérama et auteur d’une biographie de Barbara (Fayard). Leur récit musarde sans cesse entre passé et présent, reflet de la personnalité d’un homme qui se promène dans la vie sans se soucier du temps.